Alors que l’été 2026 s’annonce marqué par une recrudescence des incendies en France, la Fondation Vinci Autoroutes publie ce vendredi son étude annuelle sur les comportements des automobilistes. Parmi les constats les plus marquants figure la persistance de la mauvaise habitude consistant à jeter ses mégots de cigarette par la fenêtre de la voiture, un geste désormais reconnu par près d’un cinquième des fumeurs sur autoroute. 18 % des personnes interrogées dans le cadre de cette enquête reconnaissent en effet adopter ce comportement, jugé particulièrement dangereux en période de sécheresse.
Ce qu'il faut retenir
- Une étude annuelle de la Fondation Vinci Autoroutes, publiée le 8 août 2026, révèle que 18 % des fumeurs reconnaissent jeter leurs mégots par la fenêtre sur autoroute.
- Ce comportement survient dans un contexte d’été marqué par une forte activité des incendies en France.
- Les mégots jetés sur le bord des routes constituent un risque majeur d’incendie, notamment en période de sécheresse.
- L’enquête souligne l’absence de prise de conscience suffisante des automobilistes sur les conséquences de leurs actes.
Selon les résultats de cette étude, qui s’appuie sur un échantillon représentatif d’automobilistes circulant sur le réseau autoroutier français, près d’un conducteur sur cinq admettant fumer au volant ne se préoccupe pas des conséquences environnementales et sécuritaires de son geste. « Jeter un mégot par la fenêtre, c’est prendre le risque de déclencher un incendie, surtout quand les températures sont élevées et que la végétation est sèche », a rappelé la Fondation Vinci Autoroutes dans un communiqué. « C’est aussi une infraction passible d’une amende de 135 euros », a-t-elle précisé.
L’enquête, menée auprès de plus de 2 000 conducteurs, met en lumière un paradoxe : si 82 % des fumeurs affirment connaître les risques liés à cette pratique, une proportion significative continue de l’adopter. Les régions les plus touchées par les incendies cet été, comme la Nouvelle-Aquitaine, la Provence-Alpes-Côte d’Azur ou l’Occitanie, sont également celles où la pression sur les automobilistes pour éviter ce geste est la plus forte. Pourtant, comme le note l’étude, les mégots représentent la première cause d’incendie d’origine humaine dans certaines zones.
Les autorités rappellent régulièrement que le jet de mégots par la fenêtre est une infraction sanctionnée par le Code de la route. Depuis 2021, les contrevenants s’exposent à une amende de 135 euros, sans retrait de points sur le permis de conduire. « Cette mesure est insuffisante pour faire évoluer les comportements », estime un responsable de la Fondation Vinci Autoroutes. « Il faut renforcer la sensibilisation, notamment auprès des jeunes conducteurs, et rendre les aires de repos plus accessibles pour qu’ils puissent se débarrasser de leurs mégots en toute sécurité », a-t-il ajouté.
Pour les autorités, la priorité reste la prévention. « Le changement des mentalités prend du temps », a souligné un porte-parole du ministère de la Transition écologique. « Mais avec des étés de plus en plus chauds et secs, chaque geste compte pour limiter les risques d’incendie ». En attendant, les pompiers interviennent chaque été pour éteindre des feux déclenchés par des mégots abandonnés le long des routes.
L’amende pour jet de mégot par la fenêtre sur autoroute s’élève à 135 euros, conformément au Code de la route. Aucun retrait de points n’est prévu pour cette infraction.
En période de sécheresse, la végétation le long des routes est particulièrement inflammable. Un mégot mal éteint peut provoquer un départ de feu, qui se propage rapidement dans ces conditions. Les mégots sont ainsi la première cause d’incendie d’origine humaine dans certaines régions françaises.