Le Premier ministre Gabriel Attal s’entoure désormais de chefs d’entreprise issus des petites et moyennes structures pour façonner sa politique économique. Cette initiative, révélée par BFM Business, s’inscrit dans la continuité de sa volonté affichée de renforcer le dialogue avec le monde entrepreneurial, notamment les très petites entreprises (TPE) et les petites et moyennes entreprises (PME).
Ce qu'il faut retenir
- Gabriel Attal associe désormais des représentants des TPE et PME à ses réflexions économiques, selon BFM Business.
- Cette démarche vise à mieux intégrer les réalités des petites structures dans les décisions gouvernementales.
- Le Premier ministre souhaite ainsi favoriser un écosystème économique plus équilibré, en s’appuyant sur des acteurs de terrain.
Une équipe économique élargie aux petits patrons
Selon nos confrères de BFM Business, Gabriel Attal a récemment pris contact avec plusieurs chefs d’entreprise de TPE et de PME afin de recueillir leurs avis sur les enjeux économiques actuels. L’objectif affiché est de compléter les analyses traditionnelles des grands groupes et des fédérations professionnelles par des retours d’expérience concrets, souvent ignorés dans les cercles de décision. Cette initiative s’inscrit dans une logique de proximité, où le chef du gouvernement entend s’appuyer sur des acteurs directement impactés par les mesures économiques.
Parmi les profils sollicités figurent des dirigeants de secteurs variés, allant de l’artisanat à la tech, en passant par l’agroalimentaire. Le Premier ministre a évoqué, sans les nommer, l’importance de ces échanges pour ajuster certaines politiques publiques. Pour l’instant, aucune liste officielle n’a été rendue publique, mais cette démarche marque une volonté de diversifier les sources d’expertise au sein de l’exécutif.
Un choix stratégique pour relancer la croissance
Cette stratégie s’inscrit dans un contexte économique où les TPE et PME peinent à se relever des crises successives des dernières années. Selon les dernières statistiques disponibles, ces structures représentent plus de 99 % des entreprises en France et emploient près de 60 % des salariés du secteur privé. En les associant à ses réflexions, Gabriel Attal cherche à éviter les mesures déconnectées des réalités du terrain, souvent pointées du doigt par les syndicats patronaux comme la CGPME.
Interrogé sur cette démarche, un conseiller proche du Premier ministre a indiqué que « l’idée est de ne pas reproduire les erreurs du passé, où certaines réformes ont été perçues comme imposées sans consultation suffisante ». La méthode retenue consisterait à organiser des ateliers réguliers avec ces entrepreneurs, afin d’évaluer l’impact des politiques publiques sur leur activité. Pour l’heure, aucun calendrier précis n’a été communiqué, mais les premières réunions pourraient avoir lieu dès le mois de septembre.
Quels secteurs seront prioritairement représentés ?
Si Gabriel Attal n’a pas encore détaillé les critères de sélection des entrepreneurs associés à cette démarche, plusieurs secteurs pourraient être privilégiés. Selon nos informations, l’artisanat, le commerce de proximité et les start-up figurent parmi les pistes envisagées. Ces domaines, souvent en première ligne face aux difficultés économiques, pourraient apporter un éclairage précieux sur les besoins en liquidités, en simplification administrative ou encore en accès au crédit.
Un représentant de la Confédération générale des petites et moyennes entreprises (CGPME) a salué cette initiative, tout en soulignant que « les promesses doivent maintenant se traduire par des actes ». Pour les prochains mois, l’enjeu sera de mesurer l’impact réel de cette consultation sur les futures orientations économiques du gouvernement. Une première évaluation pourrait intervenir d’ici la fin de l’année 2026, lors de la présentation des grandes lignes de la politique industrielle.
Selon BFM Business, il s’agit principalement de très petites entreprises (moins de 10 salariés) et de petites et moyennes entreprises (moins de 250 salariés), issues de secteurs variés comme l’artisanat, le commerce ou la tech. Aucune liste officielle n’a encore été publiée.