Le premier long-métrage de Shu Qi, star taïwanaise devenue icône du cinéma asiatique, sortira sur les écrans en septembre 2026. Intitulé Girl, ce film marque ses débuts derrière la caméra et s’inspire directement de son enfance, plongeant le spectateur dans l’univers d’une écolière confrontée aux contraintes d’une société patriarcale. Comme le rapporte Le Monde, cette œuvre sensible et mélancolique aborde la condition féminine avec une rare authenticité, mêlant nostalgie et critique sociale.
Porté par une distribution taïwanaise, Girl suit le parcours de Mei, une jeune fille de 12 ans dont les rêves se heurtent aux attentes d’une société où la liberté des femmes reste souvent bridée. Le film explore, à travers son regard d’enfant, les tensions entre tradition et modernité, un thème cher à Shu Qi qui a grandi dans une Taïwan encore marquée par les structures familiales traditionnelles. Selon le quotidien français, cette réalisation personnelle s’appuie sur des souvenirs intimes, transformant une expérience individuelle en une réflexion universelle sur l’émancipation féminine.
Ce qu'il faut retenir
- Shu Qi, star taïwanaise et figure majeure du cinéma asiatique, réalise son premier long-métrage, Girl.
- Le film s’inspire de son enfance et aborde la condition féminine à travers le regard d’une écolière de 12 ans.
- La sortie en salles est prévue pour septembre 2026, selon les informations disponibles.
- L’œuvre mêle nostalgie, critique sociale et réflexion sur les libertés individuelles dans une société encore très patriarcale.
- Shu Qi est à la fois réalisatrice, scénariste et actrice principale du film.
- Le Monde souligne la sensibilité et la mélancolie qui caractérisent cette première réalisation.
Une œuvre autobiographique ancrée dans la réalité taïwanaise
D’après Le Monde, Girl s’articule autour de trois axes principaux : la mémoire, la liberté et la condition féminine. Shu Qi y évoque ses propres souvenirs d’enfance, où les règles sociales imposaient déjà aux filles des rôles bien définis, souvent limitants. Le film dépeint avec justesse les petits et grands combats d’une gamine qui refuse de se plier aux normes, un combat qui résonne particulièrement dans une société comme celle de Taïwan, où les inégalités entre les sexes persistent malgré des avancées législatives.
Le long-métrage s’inscrit dans une tradition cinématographique taïwanaise qui, depuis des décennies, interroge les dynamiques de genre. Des réalisateurs comme Ang Lee ou Hou Hsiao-hsien ont, à travers leurs œuvres, mis en lumière les tensions entre modernité et tradition. Avec Girl, Shu Qi s’inscrit dans cette lignée, tout en apportant une perspective féminine et intime, rare dans le paysage cinématographique du pays.
Une distribution locale et une réalisation soignée
Le casting de Girl est entièrement taïwanais, une décision assumée par Shu Qi pour ancrer son récit dans une authenticité géographique et culturelle. L’actrice principale, dont le nom n’a pas encore été dévoilé, incarne Mei avec une fragilité et une détermination qui rappellent les personnages féminins chers à la réalisatrice. Selon les premières critiques relayées par Le Monde, la photographie, signée par le directeur de la photographie taïwanais Chung Mong-hong, renforce l’atmosphère mélancolique du film, oscillant entre des plans serrés sur les expressions de l’héroïne et des paysages urbains ou ruraux où se joue son émancipation progressive.
Le scénario, coécrit par Shu Qi et une scénariste expérimentée, évite les écueils du mélodrame pour privilégier un ton poétique et réaliste. Les dialogues, en mandarin et en taïwanais, sont ponctués de références culturelles propres à l’île, ce qui devrait séduire un public international tout en offrant une immersion totale pour les spectateurs locaux.
Un film à la croisée des genres et des publics
Bien que centré sur une intrigue familiale et sociale, Girl transcende les catégories pour toucher à la fois un public adolescent et adulte. Les thèmes universels de la quête d’identité et de la résistance aux normes y sont traités avec une grande finesse, permettant une identification immédiate. D’après Le Monde, le film pourrait ainsi trouver un écho particulier auprès des jeunes femmes asiatiques, pour qui le film incarne à la fois un miroir et une source d’inspiration.
La sortie de Girl intervient dans un contexte où le cinéma taïwanais connaît un regain d’intérêt à l’international, porté par des œuvres comme Everything Everywhere All at Once ou Drive My Car, qui ont mis en lumière la diversité et la richesse des récits issus de l’île. Pour Shu Qi, cette réalisation représente également un tournant dans sa carrière, après plus de trois décennies passées sous les projecteurs en tant qu’actrice.
Avec ce premier film, Shu Qi confirme son talent au-delà de sa carrière d’actrice et offre une œuvre qui, sans être militante, porte un message fort sur la liberté des femmes. Reste à voir si ce récit intime parviendra à toucher un public plus large, au-delà des frontières taïwanaises.
Non, « Girl » marque ses débuts en tant que réalisatrice pour un long-métrage. Shu Qi a cependant été impliquée dans des projets télévisuels et des courts-métrages, mais jamais dans un film de cette envergure.