Un violent incendie a frappé la commune du Porge, en Gironde, ce week-end, provoquant d’importants dégâts matériels et une découverte inattendue. Selon Ouest France, les explosions entendues pendant le sinistre étaient liées à la mise à feu d’un ancien dépôt d’obus allemands datant de la Seconde Guerre mondiale. L’une de ces munitions a même été projetée jusqu’à l’intérieur d’une habitation, soulignant la dangerosité des vestiges militaires oubliés.

Ce qu'il faut retenir

  • Un incendie s’est déclaré samedi 8 août 2026 au Porge, en Gironde, avant de se propager rapidement.
  • Les pompiers ont signalé des explosions répétées, attribuées à des obus de la Seconde Guerre mondiale entreposés dans la zone.
  • Une munition a été projetée à l’intérieur d’une maison, provoquant des dégâts supplémentaires.
  • Les autorités ont évacué plusieurs habitations par précaution, sans faire de blessé.

Un feu aux origines explosives

L’incendie s’est déclaré en fin de matinée samedi 8 août 2026 dans une zone boisée proche du centre-ville du Porge, commune située à une quarantaine de kilomètres à l’ouest de Bordeaux. Les flammes, attisées par des conditions venteuses, ont rapidement pris de l’ampleur, mobilisant une centaine de pompiers et plusieurs moyens aériens. C’est alors que les premières explosions ont retenti, surprenant les intervenants.

Selon Ouest France, les autorités ont rapidement identifié la cause : un ancien dépôt de munitions allemandes abandonné depuis la Seconde Guerre mondiale. « Les explosions étaient dues à la détonation en chaîne d’obus encore actifs », a précisé un porte-parole des sapeurs-pompiers de Gironde, cité par le quotidien.

Une munition projetée dans une habitation

L’un des obus, probablement de calibre moyen, a été éjecté par une explosion et a atterri à l’intérieur d’une maison située à moins de 200 mètres du foyer principal. La toiture et une partie du plafond ont été endommagées, mais les occupants avaient déjà été évacués. « Le projectile a traversé une fenêtre avant d’exploser dans la pièce principale », a indiqué un témoin sous couvert d’anonymat. Heureusement, aucune victime n’a été déplorée, mais les dégâts matériels s’élèvent à plusieurs dizaines de milliers d’euros.

Les riverains ont été invités à rester à distance de la zone pendant plusieurs heures, le temps que les démineurs interviennent pour sécuriser les lieux. Une cellule psychologique a été mise en place pour les habitants affectés par l’événement.

Un héritage militaire encore dangereux

Le sud-ouest de la France, et notamment la Gironde, compte de nombreux vestiges de la Seconde Guerre mondiale, dont des dépôts de munitions oubliés. Selon les archives, ces obus étaient souvent enterrés ou dissimulés pour échapper aux Alliés. « Ces munitions, parfois instables, représentent un risque constant pour les populations », a rappelé un historien local auprès d’Ouest France.

Les démineurs de la Section de recherche de munitions de guerre (SRMG) ont mené une opération de reconnaissance dimanche, confirmant la présence de dizaines d’obus dans un rayon de 500 mètres. Une opération de neutralisation a été programmée pour les prochains jours, sous haute surveillance.

Et maintenant ?

Les autorités devraient achever l’évacuation préventive des zones les plus exposées d’ici lundi matin, tandis que les démineurs poursuivront leur travail de sécurisation. Une enquête sera ouverte pour déterminer les circonstances exactes de l’incendie et l’origine du dépôt d’obus. La mairie du Porge a annoncé la mise en place d’une réunion publique mercredi 13 août 2026 pour informer les habitants sur les mesures de prévention et les risques résiduels.

Les experts rappellent que ces découvertes ne sont pas rares dans la région, mais leur gestion reste complexe. « Il est essentiel de signaler toute découverte suspecte aux autorités », a insisté le préfet de Gironde dans un communiqué.

Les obus allemands de cette période sont généralement en métal rouillé, de forme cylindrique ou légèrement conique, avec une amorce visible. Leur taille varie de quelques centimètres à plus de 20 cm de long. En cas de doute, il ne faut surtout pas les manipuler et prévenir immédiatement les autorités (17 ou 112).