Alors que les températures estivales persistent en ce début septembre, la tentation des cornets de glace s’impose comme une solution rafraîchissante pour de nombreux Français. Mais combien de boules peut-on consommer par jour sans risquer des excès dommageables pour la santé ? Top Santé fait le point sur les recommandations des experts, qui révèlent des repères parfois méconnus.
Ce qu'il faut retenir
- Une portion de glace équivaut à 1 à 2 boules, soit environ 100 à 150 kcal.
- Les nutritionnistes recommandent de ne pas dépasser 1 portion par jour en période de canicule, et 2 à 3 fois par semaine le reste de l’année.
- Les glaces industrielles, souvent riches en sucres ajoutés et en graisses saturées, sont à limiter au profit des versions maison ou artisanales.
- Les personnes souffrant de diabète, d’obésité ou de troubles cardiovasculaires doivent particulièrement surveiller leur consommation.
- Les glaces à base de lait ou de yaourt, moins sucrées, représentent une alternative plus saine que les sorbets industriels.
Une portion, un équilibre à préserver
D’après les experts interrogés par Top Santé, la clé réside dans la modération. Une portion standard de glace se compose généralement de 1 à 2 boules, soit un apport calorique d’environ 100 à 150 kcal. « L’idéal est de ne pas excéder une portion par jour en période de forte chaleur », précise la nutritionniste Sophie Ortega. « Au-delà, les risques de déséquilibres alimentaires ou de pics glycémiques deviennent significatifs. »
Les glaces industrielles, souvent riches en additifs, en sucre ajouté (jusqu’à 20 g par boule) et en graisses saturées, sont particulièrement pointées du doigt. Les versions artisanales, préparées avec des ingrédients naturels, offrent une alternative moins nocive pour la santé. « On privilégiera les glaces à base de lait écrémé ou de yaourt grec, moins sucrées et plus riches en protéines », recommande Ortega.
Les profils à risque doivent redoubler de vigilance
Certaines catégories de la population doivent adapter leur consommation de glace, voire l’éviter. C’est notamment le cas des personnes atteintes de diabète, dont la glycémie peut être fortement perturbée par un apport excessif en sucres rapides. « Une boule de glace industrielle équivaut à 2 à 3 cuillères à café de sucre, ce qui peut représenter jusqu’à 10 % des apports journaliers recommandés », explique le Dr. Marc Lavigne, endocrinologue. Les patients souffrant d’obésité ou de troubles cardiovasculaires sont également concernés.
Pour ces publics, les alternatives existent : glaces maison à base de fruits frais, sorbets sans sucre ajouté, ou encore desserts lactés pauvres en lipides. « L’objectif est de se faire plaisir sans compromettre son équilibre alimentaire », souligne Lavigne. Les parents sont aussi invités à limiter la consommation de glace chez les enfants, dont les besoins nutritionnels doivent être comblés par une alimentation variée et équilibrée.
Canicule et tentations : comment résister sans culpabiliser ?
Avec des températures dépassant régulièrement les 30°C dans certaines régions en ce début septembre, la glace devient un réflexe de survie pour beaucoup. Pourtant, les nutritionnistes rappellent que d’autres solutions existent pour se rafraîchir sans excès. « Les fruits frais, comme la pastèque ou le melon, apportent de l’hydratation et des vitamines, tout en étant moins caloriques », indique Sophie Ortega. Les boissons froides non sucrées, comme les infusions glacées ou les eaux aromatisées maison, sont également de bonnes options.
Pour ceux qui ne peuvent résister à l’appel du cornet, les experts conseillent de compenser en réduisant d’autres apports caloriques dans la journée. « Si vous prenez une glace l’après-midi, évitez les plats trop riches au dîner », suggère Ortega. Une approche pragmatique, qui permet de concilier plaisir et santé sans frustration.
Reste à voir si les Français parviendront à modérer leur consommation de glace, alors que l’industrie du secteur mise sur des campagnes marketing toujours plus alléchantes pour séduire les consommateurs.
Les glaces industrielles contiennent généralement plus de sucres ajoutés (jusqu’à 20 g par boule), de graisses saturées et d’additifs. Les versions artisanales, préparées avec des ingrédients naturels, sont moins caloriques et plus riches en protéines si elles sont à base de lait écrémé ou de yaourt.