L’émission Good Morning Business, diffusée sur BFM Business ce vendredi 24 juillet 2026, a réuni plusieurs figures marquantes du monde économique et technologique. Selon BFM Business, les discussions ont porté sur l’innovation dans le secteur des lunettes connectées, les défis économiques européens, et les expérimentations audacieuses autour de l’intelligence artificielle. Parmi les invités, on comptait Éric Marcellin-Dibon, cofondateur d’Engo Eyewear, Christophe Périllat, directeur général de Valeo, et Emmanuel Moulin, gouverneur de la Banque de France.
Ce qu'il faut retenir
- Éric Marcellin-Dibon a présenté les lunettes connectées Engo, conçues pour les sportifs, lors d’un entretien dans l’émission French Tech.
- Emmanuel Moulin a analysé la décision de la BCE de maintenir ses taux directeurs inchangés, ainsi que les risques liés à la hausse du prix du baril et au lancement des tests de l’euro numérique.
- La startup Skyfall AI a été évoquée pour son projet de confier la direction d’une entreprise à une IA, avec un objectif de doubler son chiffre d’affaires en six mois.
- Les résultats du deuxième trimestre de Dassault Systèmes et les perspectives d’Edenred ont également été abordés la veille, jeudi 23 juillet.
L’innovation au service du sport : les lunettes connectées Engo
Dans le cadre de l’émission French Tech, Éric Marcellin-Dibon, directeur général et cofondateur d’Engo Eyewear, a détaillé le fonctionnement des lunettes connectées développées par son entreprise. Selon BFM Business, ces dispositifs sont spécifiquement conçus pour répondre aux besoins des sportifs, en intégrant des fonctionnalités adaptées à la pratique sportive. « Nos lunettes offrent un suivi en temps réel des performances, ce qui permet aux athlètes d’optimiser leur entraînement », a expliqué Marcellin-Dibon. L’entreprise, basée en France, mise sur une technologie accessible pour démocratiser l’usage des objets connectés dans le domaine sportif.
La BCE et les défis de l’économie européenne
Emmanuel Moulin, gouverneur de la Banque de France, a été l’un des invités phares de l’émission. Lors de son passage, il a évoqué plusieurs sujets d’importance pour l’économie française et européenne. Selon BFM Business, il a confirmé que la Banque centrale européenne (BCE) avait décidé de maintenir ses taux directeurs inchangés, malgré les incertitudes liées à la situation géopolitique et aux tensions sur les marchés énergétiques. « Cette décision s’inscrit dans une logique de prudence, afin de préserver la stabilité des prix et de soutenir la croissance », a-t-il précisé.
Moulin a également pointé du doigt le risque d’un choc pétrolier, lié à la hausse récente du prix du baril, et son impact potentiel sur l’inflation. Autre sujet abordé : le taux d’emprunt de la France à dix ans, qui atteint désormais 4 %, un niveau qui reflète les tensions sur la dette publique. Enfin, il a confirmé le lancement des premiers tests de l’euro numérique, une étape clé vers une possible généralisation de cette monnaie virtuelle.
Skyfall AI : quand une intelligence artificielle dirige une entreprise
Dans la rubrique Culture IA, Léa Benaim a présenté un projet pour le moins ambitieux porté par la startup Skyfall AI. Selon BFM Business, cette dernière envisage de racheter une petite entreprise pour un montant maximal d’un million de dollars, puis d’en confier la gestion à une intelligence artificielle. L’objectif affiché ? Doubler le chiffre d’affaires de l’entreprise en seulement six mois. « Ce pari repose sur la capacité des algorithmes à prendre des décisions rapides et optimisées, sans les biais humains », a souligné Benaim. Si l’expérience devait aboutir, elle pourrait marquer une étape majeure dans l’intégration de l’IA dans la gouvernance d’entreprise.
Les résultats trimestriels de Dassault Systèmes et Edenred
La veille, jeudi 23 juillet, l’émission avait reçu Pascal Daloz, PDG de Dassault Systèmes, qui a présenté les résultats du deuxième trimestre de son groupe. Selon BFM Business, le bénéfice net a progressé de 28 % par rapport à la même période l’an dernier. Daloz a également évoqué l’acquisition récente de l’éditeur ArisGlobal, une opération stratégique pour renforcer la position de l’entreprise dans le secteur des logiciels industriels. « Cette acquisition s’inscrit dans notre volonté de diversifier nos activités et d’accompagner nos clients dans leur transformation numérique », a-t-il déclaré.
Bertrand Dumazy, PDG d’Edenred, était également présent pour discuter des performances du groupe. Selon BFM Business, Edenred a enregistré un recul de son bénéfice net, mais a relevé ses prévisions de croissance pour la fin d’année. Dumazy a également abordé le programme de réforme des titres-restaurant en France, un dossier sensible pour l’entreprise, dont l’activité repose en grande partie sur ce secteur.
Les enjeux des taux directeurs et du marché pétrolier
Dans leur chronique « BCE, fallait-il laisser les taux inchangés ? », Étienne Bracq et Emmanuel Lechypre ont analysé la décision de la BCE de maintenir ses taux directeurs. Selon BFM Business, ce choix a été salué par certains pour son caractère préventif, mais critiqué par d’autres, qui estiment qu’il pourrait freiner la croissance. « Dans un contexte marqué par l’inflation persistante et les tensions géopolitiques, la BCE doit trouver un équilibre délicat entre stabilité des prix et soutien à l’économie », a résumé Bracq.
Par ailleurs, la hausse du prix du baril a été identifiée comme un risque majeur pour les économies européennes. Les experts s’interrogent sur l’impact d’un éventuel choc pétrolier sur les ménages et les entreprises, déjà fragilisés par les épisodes de canicule et les coûts énergétiques élevés.
Les performances des marchés et l’actualité de Google
Dans sa rubrique quotidienne Morning Briefing, Étienne Bracq a passé en revue les performances des principaux marchés boursiers. Selon BFM Business, il a souligné la volatilité persistante des indices, liée aux incertitudes économiques et aux anticipations des investisseurs. « Les marchés restent attentifs aux signaux envoyés par les banques centrales et aux évolutions géopolitiques », a-t-il commenté. Bracq a également évoqué la publication des résultats de Google, dont les chiffres ont été jugés mitigés par les analystes, en raison d’un ralentissement de la croissance dans certains segments.
Autant dire que l’économie française et européenne reste sous haute tension, entre défis énergétiques, innovations disruptives et impératifs de stabilité financière. Les prochaines décisions des banques centrales et l’évolution des technologies pourraient redessiner le paysage économique dans les mois à venir.
L’euro numérique est une forme dématérialisée de la monnaie européenne, émise par la Banque centrale européenne. Ses tests, lancés en juillet 2026, visent à évaluer sa faisabilité technique et son acceptation par les utilisateurs. Si ces expérimentations sont concluantes, l’euro numérique pourrait être généralisé d’ici 2028, afin de moderniser le système de paiement et de réduire la dépendance aux cryptomonnaies privées. Selon Emmanuel Moulin, gouverneur de la Banque de France, ces tests permettront également de mieux comprendre les enjeux de cybersécurité et de protection des données.