Alors que les incendies ravagent chaque été le sud de l’Europe, la Grèce fait face depuis plusieurs jours à une vague de feux dévastateurs dans la région de l’Attique, au nord-ouest d’Athènes. Selon Le Figaro, les pompiers grecs restent mobilisés pour la cinquième journée consécutive, malgré une amélioration relative de la situation, afin d’éviter toute reprise des flammes dans des zones encore sous haute tension.

Ce qu'il faut retenir

  • **13 000 hectares** dévastés par les flammes depuis le début de l’incendie, selon le bilan de l’observatoire européen Copernicus.
  • **12 bombardiers d’eau**, **20 hélicoptères** et **575 pompiers** sont toujours déployés à 60 km d’Athènes, près de la station balnéaire de Psatha.
  • Cinq personnes ont péri dans ces incendies, dont trois pompiers et deux membres d’équipage d’un hélicoptère.
  • **Une trentaine d’interpellations** ont été effectuées, dont deux maires et deux responsables d’un parc éolien en Béotie.
  • Le risque d’embrasement reste « très élevé », classé au niveau 4 sur une échelle de 5, en raison des températures élevées et des vents forts.

Depuis vendredi dernier, un incendie d’une ampleur exceptionnelle s’est déclaré dans la région de l’Attique, où les conditions météo – températures caniculaires et vents violents – ont favorisé la propagation rapide des flammes. Selon Le Figaro, les autorités grecques ont engagé des moyens humains et matériels colossaux pour tenter de circonscrire le sinistre, qui menace désormais des zones habitées et des infrastructures.

Parmi les outils déployés, on compte **12 avions bombardiers d’eau**, **20 hélicoptères** et un effectif de **575 pompiers**, principalement concentrés autour de Psatha, une station balnéaire située à 60 km d’Athènes. « La situation de l’incendie est nettement améliorée par rapport à ces derniers jours, mais il y a toujours de nombreux foyers dispersés », a précisé mardi après-midi **Vassilios Vathrakoyannis**, chef du bureau de la communication des pompiers. « Les forces restent sur les lieux pour empêcher une éventuelle reprise du feu », a-t-il ajouté.

Des foyers actifs malgré une amélioration relative

Bien que les autorités évoquent une « amélioration » de la situation, les risques persistent. « De vastes zones touchées par l’incendie comptent encore des foyers actifs ou des braises qui nécessitent une surveillance constante », a expliqué lundi matin **Yannis Artopios**, porte-parole des pompiers sur la chaîne publique Ertnews. « Une forte rafale de vent peut suffire à déclencher de nouveaux foyers », a-t-il mis en garde. À Porto Germeno, une station balnéaire située à 65 km à l’ouest d’Athènes, gravement touchée par les flammes, la police a installé des cordons pour contrôler l’accès à la zone.

Dans cette région, où de nombreux Athéniens possèdent des résidences secondaires, le bilan est lourd : des dizaines de maisons ont été réduites à l’état de carcasses, et une grande partie des terrains autrefois boisés a été ravagée par les flammes. Les images montrent un camion de pompiers calciné parmi les décombres, tandis que des habitants se rendent sur place pour évaluer les dégâts. « Les conditions météo plus favorables ont permis, lundi, aux avions bombardiers d’eau d’intervenir efficacement », a rappelé Le Figaro.

Un bilan humain et matériel lourd

Les incendies en Grèce ont déjà fait cinq victimes : trois pompiers et deux membres d’équipage d’un hélicoptère, qui intervenaient pour lutter contre les flammes. Par ailleurs, **plus de 13 000 hectares** ont été réduits en cendres, selon le dernier bilan de l’observatoire européen Copernicus, cité par les médias. Malgré une légère accalmie lundi matin, plusieurs reprises de feu ont été signalées dans la journée, entraînant l’évacuation d’au moins trois petites localités au nord de Megara, une ville industrielle.

« Dès les premières lueurs du jour, les largages par moyens aériens, notamment des hélicoptères, ont repris », a indiqué Ertnews dans son bilan de la nuit. « Dans plusieurs zones forestières, des troncs d’arbres continuent de se consumer, ce qui suscite l’inquiétude. » Des équipes de pompiers à pied interviennent en permanence pour éteindre ces foyers résiduels, tandis que des effectifs de police régulent l’accès à la région et que des bus des pompiers et des forces armées restent en alerte pour d’éventuelles évacuations.

Des départs de feu liés à des pylônes électriques ?

Parmi les hypothèses avancées pour expliquer le déclenchement de cet incendie, une étincelle sur un pylône électrique est évoquée. Selon des habitants, cette étincelle aurait provoqué un départ de feu en Béotie, une région située au nord-ouest d’Athènes, où s’est déclenché l’incendie. « Une étincelle sur un pylône électrique pourrait être à l’origine de cet incendie, qui s’est rapidement propagé en raison de vents extrêmement violents », a rapporté Le Figaro.

Cette hypothèse expliquerait en partie la rapidité avec laquelle les flammes se sont répandues. Dans ce contexte, les autorités ont mené une trentaine d’interpellations ces derniers jours, dont deux maires et deux responsables de l’installation du réseau électrique lié à un parc éolien en Béotie. « Ces arrestations visent à déterminer d’éventuelles négligences ou actes de malveillance », a précisé le quotidien.

Et maintenant ?

Alors que les températures devraient atteindre **37°C** d’ici mercredi dans la région, le risque de reprise des incendies reste « très élevé », classé au niveau 4 sur une échelle de 5 par la Protection civile grecque. Les autorités maintiennent donc une surveillance accrue et des dispositifs d’urgence en place, tout en poursuivant les enquêtes pour identifier les causes exactes des départs de feu. Une amélioration durable dépendra en grande partie de l’évolution des conditions météo, notamment la force des vents et l’humidité relative.

La Grèce, régulièrement frappée par des incendies estivaux, subit de plein fouet les effets du réchauffement climatique dans le sud-est de la Méditerranée. Après les feux dévastateurs en Espagne et en France, le pays tente de contenir une vague d’incendies qui, chaque année, met à rude épreuve ses moyens de secours et ses écosystèmes.

La Grèce, comme d’autres pays méditerranéens, connaît des étés secs et caniculaires, propices aux départs de feu. Le réchauffement climatique aggrave ces conditions, avec des températures de plus en plus élevées et des périodes de sécheresse prolongées. Les vents violents, fréquents en été, attisent les flammes et compliquent le travail des pompiers.