Plus de 1 700 produits de première nécessité voient leurs prix réduits en moyenne de 9,5% dans les supermarchés grecs depuis ce lundi 1er septembre 2026. Une mesure exceptionnelle mise en place par le gouvernement du Premier ministre Kyriakos Mitsotakis pour soulager les ménages face à une inflation persistante, dépassant les 3% en Grèce, et à un pouvoir d’achat toujours fragile. Selon nos confrères de BFM Business, ces réductions ciblent notamment les fournitures scolaires, à l’approche de la rentrée, ainsi que d’autres denrées essentielles.

Ce qu'il faut retenir

  • Plus de 1 700 produits concernés par une baisse moyenne de 9,5% des prix en Grèce depuis le 1er septembre 2026.
  • Ces réductions, valables jusqu’à la fin de l’année, s’appliquent aux produits de première nécessité et aux fournitures scolaires.
  • L’inflation grecque atteint 3,3% en juillet 2026, avec une hausse des prix de l’alimentation de 2,7% en juin 2026.
  • Le salaire minimum en Grèce s’élève à 920 euros brut, un des plus bas de la zone euro, contre 780 euros en 2023.
  • Cette mesure s’ajoute à une aide de 10 centimes par litre sur l’essence sans plomb et de 5 centimes sur le diesel, en vigueur depuis deux mois.

Une mesure temporaire pour répondre à une inflation persistante

Alors que l’inflation en Grèce a atteint 3,3% en juillet 2026 sur un an, selon les données d’Eurostat, la pression sur les prix des denrées alimentaires et du logement reste forte. Le gouvernement conservateur de Kyriakos Mitsotakis a donc décidé d’agir en réduisant temporairement les tarifs de milliers de produits dans les supermarchés. « Cette mesure apporte un soulagement concret aux ménages et aux citoyens confrontés au coût élevé de la vie », a déclaré le ministre grec du Développement, Takis Theodorikakos, cité par BFM Business. Les réductions, applicables jusqu’au 31 décembre 2026, visent à atténuer l’impact de la hausse des prix sur le budget des familles, sans pour autant résoudre l’ensemble des difficultés économiques.

Un contexte économique toujours difficile pour les ménages grecs

Avec un salaire minimum fixé à 920 euros brut depuis avril 2026 – contre 780 euros en 2023 –, la Grèce reste l’un des pays où les rémunérations sont les plus basses de la zone euro. Cette situation s’inscrit dans le prolongement d’une décennie de crise financière (2009-2018), dont les effets sur le pouvoir d’achat se font encore sentir. « Ce n’est pas la solution à tous les problèmes qui pèsent aujourd’hui sur le budget des familles, mais c’est un soulagement concret », a reconnu Kyriakos Mitsotakis sur Facebook, soulignant que cette initiative intervient à un moment clé, à quelques mois des élections législatives prévues au printemps 2027. Le Premier ministre, qui brigue un troisième mandat, mise sur des mesures ciblées pour renforcer son soutien auprès de l’électorat.

Des dispositifs complémentaires pour limiter la pression sur les ménages

La baisse des prix des produits de grande consommation s’ajoute à d’autres mesures gouvernementales destinées à soutenir le pouvoir d’achat. Depuis deux mois, une réduction de 10 centimes par litre est appliquée sur l’essence sans plomb, tandis que le diesel bénéficie d’une baisse de 5 centimes. Pour aider les consommateurs à identifier les produits concernés par les réductions, une plateforme en ligne a été mise en place par les autorités grecques, selon la chaîne publique ERT. Ces dispositifs reflètent la volonté du gouvernement de répondre à une préoccupation majeure des Grecs : le coût de la vie, particulièrement élevé dans un contexte inflationniste marqué par les tensions au Moyen-Orient.

Une inflation alimentaire qui pèse sur les budgets

En juin 2026, l’indice des prix à la consommation dans l’alimentation et les boissons non alcoolisées a progressé de 2,7% sur un an, selon les chiffres de l’Office grec des statistiques (Elstat). Cette hausse, couplée à l’inflation générale, explique en partie la nécessité d’intervenir sur les prix des produits de première nécessité. Les réductions annoncées par Athènes concernent principalement les denrées alimentaires essentielles, les produits d’hygiène et les fournitures scolaires, des postes de dépenses particulièrement sensibles à l’approche de la rentrée. « Les produits concernés sont ceux qui pèsent le plus dans le budget des ménages », a précisé Takis Theodorikakos.

Et maintenant ?

Ces mesures, bien que temporaires, pourraient être prolongées ou ajustées en fonction de l’évolution de l’inflation d’ici la fin de l’année. Le gouvernement devrait également suivre de près l’impact de ces réductions sur le pouvoir d’achat des Grecs, alors que les négociations salariales et les discussions sur les aides sociales pourraient s’intensifier en 2027. Par ailleurs, la question de la compétitivité des entreprises, dont certaines pourraient voir leurs marges réduites par ces baisses de prix imposées, reste en suspens.

La Grèce, comme d’autres pays européens, continue de naviguer dans un environnement économique marqué par des tensions géopolitiques et une inflation persistante. Les prochains mois seront décisifs pour évaluer si ces mesures suffiront à apaiser les tensions sociales, dans un pays où le souvenir de la crise financière reste vivace.

Les réductions de prix concernent principalement les produits de première nécessité, les denrées alimentaires essentielles, les produits d’hygiène et les fournitures scolaires. Selon les autorités, ces catégories de produits pèsent particulièrement lourd dans le budget des ménages grecs.

Les autorités grecques ont mis en place une plateforme en ligne, accessible via le site de la chaîne publique ERT, permettant aux consommateurs de consulter la liste des produits éligibles aux réductions. Cette initiative vise à faciliter l’identification des articles concernés.