Alors que s’ouvre à Santa Marta, en Colombie, une conférence internationale réunissant une soixantaine de pays sur le thème de la sortie des énergies fossiles, Greenpeace a organisé une manifestation symbolique sur une plage locale. Selon Euronews FR, l’ONG a déployé des messages géants en faveur des énergies renouvelables, rappelant ainsi l’urgence d’agir face à la crise climatique.
Ce qu'il faut retenir
- Une soixantaine de pays participent à la conférence internationale sur la sortie des énergies fossiles à Santa Marta, en Colombie.
- Greenpeace a organisé une action sur la plage en déployant des messages géants comme « renewables power peace » et « sun and wind, energy of the future ».
- Les militants ont appelé à une transition énergétique juste et accélérée pour lutter contre le changement climatique.
Une conférence internationale sous haute tension climatique
La ville côtière de Santa Marta, en Colombie, accueille depuis le 28 avril 2026 une conférence internationale dédiée à la sortie progressive des énergies fossiles. Selon les informations d’Euronews FR, cette rencontre réunit une soixantaine de pays, dont plusieurs grands émetteurs de gaz à effet de serre. L’enjeu est de taille : accélérer la transition vers des sources d’énergie propres, alors que les scientifiques alertent sur l’urgence d’agir pour limiter le réchauffement climatique.
Dans ce contexte, l’ONG Greenpeace a choisi de marquer les esprits en organisant une action coup de poing sur la plage voisine. Les images aériennes diffusées par l’organisation montrent des slogans peints sur le sable, visibles depuis le ciel, avec des messages comme « renewables power peace » ou encore « sun and wind, energy of the future ». Autant dire que le message est clair : la dépendance aux énergies fossiles n’est plus une option.
Une mobilisation pour rappeler l’urgence climatique
Les militants de Greenpeace expliquent que leur action visait à interpeller directement les participants de la conférence, mais aussi les gouvernements représentés. « Nous voulons rappeler que chaque minute compte dans la lutte contre le changement climatique, a indiqué un porte-parole de l’ONG à Euronews FR. Les énergies fossiles sont une impasse, et les solutions existent déjà : éolien, solaire, et autres énergies renouvelables doivent être déployées sans plus tarder. »
Selon l’organisation, cette démonstration s’inscrit dans une stratégie plus large pour pousser les décideurs à accélérer leurs efforts. Greenpeace rappelle que les engagements pris lors des accords internationaux, comme l’Accord de Paris, restent insuffisants pour limiter la hausse des températures à 1,5°C. « Une transition énergétique juste est possible, mais elle nécessite une volonté politique forte, a ajouté le porte-parole. Les gouvernements doivent passer des promesses aux actes. »
« Les énergies fossiles sont une impasse, et les solutions existent déjà : éolien, solaire, et autres énergies renouvelables doivent être déployées sans plus tarder. »
— Porte-parole de Greenpeace, cité par Euronews FR
Un contexte régional marqué par les enjeux énergétiques
La Colombie, pays hôte de la conférence, est un producteur historique de charbon et de pétrole, même si elle mise de plus en plus sur les énergies renouvelables. Selon les données disponibles, le pays compte parmi les dix premiers exportateurs de charbon au monde, ce qui en fait un acteur clé — et controversé — sur la scène énergétique internationale. La tenue de cette conférence à Santa Marta n’est donc pas anodine : elle intervient alors que le gouvernement colombien tente de concilier développement économique et transition écologique.
Dans ce cadre, l’action de Greenpeace prend une dimension symbolique supplémentaire. En déployant ses messages sur une plage, l’ONG a choisi un lieu visible et médiatisé, tout en rappelant l’importance de préserver les écosystèmes côtiers, déjà menacés par la montée des eaux et les pollutions liées aux énergies fossiles.
Reste à voir si les messages déployés sur la plage de Santa Marta parviendront à faire bouger les lignes. Une chose est sûre : l’urgence climatique ne laisse plus de place aux demi-mesures.