L’État guinéen et Emirates Global Aluminium (EGA), géant émirati du secteur de l’aluminium, ont annoncé mercredi 6 mai 2026 être parvenus à un « accord à l’amiable » concernant le retrait d’une concession minière de bauxite attribuée initialement à EGA. Cet accord intervient après que Conakry a décidé, en août 2025, de révoquer cette concession, selon RFI.

Ce qu'il faut retenir

  • Un accord à l’amiable a été trouvé entre la Guinée et Emirates Global Aluminium (EGA) le 6 mai 2026.
  • La concession minière de bauxite avait été retirée à EGA par l’État guinéen en août 2025.
  • EGA est l’un des principaux acteurs mondiaux dans la production d’aluminium.

Cette décision de Conakry avait marqué un tournant dans les relations entre le pays et le géant émirati, spécialisé dans l’extraction et la transformation de la bauxite, principale matière première pour la production d’aluminium. EGA, dont le siège est basé à Dubaï, exploite plusieurs sites miniers à travers le monde, mais la Guinée représentait pour l’entreprise un projet stratégique en Afrique de l’Ouest.

D’après les informations rapportées par RFI, l’accord trouvé entre les deux parties met fin à un contentieux de près d’un an. Conakry n’a pas précisé les modalités exactes de cet arrangement, notamment en ce qui concerne les compensations financières ou les garanties offertes à EGA. De son côté, le géant émirati n’a pas encore communiqué sur sa position concernant les éventuelles pertes subies ou les conditions de cet accord.

La bauxite, minerai essentiel à la production d’aluminium, occupe une place centrale dans l’économie guinéenne. Le pays, qui possède les plus grandes réserves mondiales de ce minerai, mise sur son secteur minier pour soutenir sa croissance économique. Cependant, les projets miniers en Guinée sont souvent au cœur de tensions entre les investisseurs internationaux et les autorités locales, en raison des enjeux économiques et environnementaux qu’ils soulèvent.

« L’État guinéen et Emirates Global Aluminium ont annoncé être parvenus à un accord à l’amiable », a indiqué RFI dans son édition du 7 mai 2026.

Les raisons exactes ayant conduit à la révocation de la concession en août 2025 n’ont pas été détaillées par les autorités guinéennes. Plusieurs hypothèses circulent cependant : des désaccords sur les conditions d’exploitation, des retards dans les investissements prévus, ou encore des pressions politiques internes. La bauxite guinéenne, bien que convoitée, fait l’objet d’une attention accrue des autorités en matière de transparence et de partage des bénéfices avec les populations locales.

Et maintenant ?

L’accord trouvé entre Conakry et EGA devrait permettre de clarifier la situation juridique et opérationnelle autour du site minier concerné. Les prochaines semaines pourraient voir la reprise des activités d’extraction, sous réserve des nouvelles conditions fixées par l’accord. Une conférence de presse ou un communiqué officiel des deux parties est attendu pour préciser les modalités pratiques de cet arrangement.

Pour EGA, cet accord représente une opportunité de maintenir sa présence en Guinée, un marché stratégique pour son approvisionnement en bauxite. Côté guinéen, cette issue évite une escalade des tensions avec un partenaire économique majeur, tout en ouvrant la voie à de nouvelles négociations sur les termes des futurs contrats miniers.

Reste à savoir si cet accord servira de modèle pour d’autres dossiers miniers en Guinée, où les conflits d’intérêts entre investisseurs et autorités locales restent fréquents.

Les autorités guinéennes n’ont pas communiqué les motifs exacts de cette révocation. Plusieurs hypothèses sont évoquées : des désaccords sur les investissements prévus, des retards dans les engagements pris par EGA, ou encore des pressions politiques internes pour renégocier les termes des contrats miniers.