La Direction générale des élections (DGE) de Guinée a proclamé dans la nuit du 4 au 5 juin 2026 les résultats provisoires des élections législatives et municipales qui se sont tenues le 31 mai dernier. Comme le rapporte RFI, ces scrutins, marqués par l’absence des principaux partis d’opposition, ont abouti à une large victoire de la mouvance présidentielle.
Ce qu'il faut retenir
- Les élections législatives et municipales du 31 mai 2026 ont été organisées en Guinée sans les partis historiques UFDG et RPG, dissous en mars 2026.
- Les appels au boycott lancés par ces formations n’ont pas empêché la tenue du scrutin, mais ont pesé sur la participation.
- La Direction générale des élections a proclamé les résultats provisoires dans la nuit du 4 au 5 juin 2026.
- La mouvance présidentielle remporte la majorité écrasante des sièges à l’Assemblée nationale et dans les conseils communaux.
Un scrutin sous haute tension
Les élections législatives et municipales du 31 mai 2026 en Guinée se sont déroulées dans un contexte politique particulièrement tendu. Deux des principaux partis d’opposition, l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) et le Rassemblement du peuple de Guinée (RPG), avaient été dissous en mars 2026 par les autorités. Ces formations politiques, interdites de participation, avaient appelé au boycott du scrutin, réduisant d’autant la légitimité perçue des élections aux yeux de leurs sympathisants.
Côté opposition, la décision des autorités guinéennes de dissoudre ces partis a été largement critiquée par la communauté internationale et les observateurs nationaux. « Ces dissolutions ont privé les citoyens guinéens d’un choix démocratique essentiel », avait réagi un porte-parole de l’Union européenne quelques semaines avant le scrutin. La Guinée, déjà fragilisée par des tensions politiques récurrentes, se trouvait donc face à un scrutin contesté avant même son organisation.
Une victoire sans surprise de la mouvance présidentielle
Comme attendu, les résultats provisoires proclamés par la DGE dans la nuit du 4 au 5 juin 2026 confirment une large victoire de la coalition présidentielle. Selon les chiffres rendus publics, le parti au pouvoir aurait remporté la majorité des sièges à l’Assemblée nationale, ainsi que la quasi-totalité des conseils communaux à travers le pays. RFI indique que cette domination s’inscrit dans la continuité des dynamiques politiques récentes, marquées par une concentration progressive du pouvoir entre les mains du gouvernement.
Le taux de participation, déjà affaibli par les appels au boycott, n’a pas été communiqué dans l’immédiat par les autorités électorales. Les observateurs locaux et internationaux, dont la mission de l’Union africaine, ont appelé à une analyse approfondie des résultats pour s’assurer de leur conformité avec les standards démocratiques internationaux. « Nous prenons acte des résultats provisoires, mais nous restons vigilants quant à la transparence du processus », a déclaré un représentant de l’Union africaine.
La proclamation des résultats définitifs et l’installation des nouvelles institutions locales marqueront ainsi une nouvelle phase pour le pays, dans un contexte où la légitimité démocratique reste un enjeu majeur.
Les deux principaux partis d’opposition, l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) et le Rassemblement du peuple de Guinée (RPG), ont été dissous par les autorités guinéennes en mars 2026. Cette décision a entraîné leur exclusion du scrutin et des appels au boycott de la part de leurs dirigeants.