Trois passagers et membres d’équipage sont décédés après avoir contracté une souche rare et agressive de hantavirus à bord du navire de croisière MV Hondius, selon Franceinfo - Santé. Cinq autres personnes ont également été contaminées, confirmant la présence du virus des Andes, le seul hantavirus transmissible entre humains. Ce foyer, détecté en mer, inquiète les autorités sanitaires alors que le navire doit accoster aux Canaries dès lundi 11 mai 2026.
Ce qu'il faut retenir
- Trois décès et cinq cas confirmés de hantavirus à bord du MV Hondius, selon les dernières informations.
- Le virus des Andes, transmissible entre humains, a été identifié sur au moins un passager, un cas exceptionnel en Europe.
- Les formes européennes de hantavirus, bien moins graves, circulent principalement via les rongeurs comme les campagnols, avec une mortalité inférieure à 0,5 % en France.
- En 2024, moins de 75 cas ont été recensés en France, contre 321 en 2021, notamment dans le Jura.
- Le navire doit débarquer ses passagers aux Canaries à partir du 11 mai 2026, où les autorités sanitaires locales surveilleront la situation.
Une souche exceptionnelle et mortelle détectée à bord
Le MV Hondius, en route vers les Canaries, est le théâtre d’un foyer d’hantavirus particulièrement préoccupant. La souche identifiée, dite « virus des Andes », est transmissible entre humains, un cas rare en Europe où les formes locales ne se propagent généralement pas de cette manière. Selon les autorités sanitaires, cette souche est originaire d’Amérique du Nord et du Sud, où sa mortalité atteint 35 % des cas, contre moins de 0,5 % pour les souches européennes.
Les symptômes diffèrent également : troubles respiratoires et cardiaques sévères pour la souche américaine, contre des atteintes rénales pour les formes européennes ou asiatiques. Le bilan provisoire fait état de trois décès et cinq contaminations confirmées parmi les passagers et l’équipage.
Des hantavirus bien moins dangereux en Europe
En Europe, les hantavirus en circulation sont considérés comme peu préoccupants par les experts, malgré une surveillance accrue. L’Institut Pasteur recense cinq souches différentes en France, toutes transmises par des rongeurs, principalement des campagnols. La contamination se produit généralement par contact avec des déjections ou en respirant des poussières contaminées.
Les données de Santé publique France montrent une faible incidence de la maladie : moins de 75 cas en 2024, contre 321 en 2021, avec une concentration géographique marquée dans le quart nord-est du pays. Certaines années, comme 2021, voient une augmentation significative des cas, souvent liée aux variations des populations de rongeurs. — Autant dire que les épidémies restent localisées et gérables.
Un risque de propagation jugé « faible » mais sous surveillance
Les autorités sanitaires européennes et françaises ont rapidement réagi pour évaluer le risque de propagation lié au foyer du MV Hondius. Bien que le virus des Andes soit transmissible entre humains, sa diffusion reste limitée dans un environnement contrôlé comme un navire de croisière. Les passagers seront débarqués aux Canaries à partir du 11 mai 2026, où des protocoles sanitaires stricts seront appliqués.
Selon les experts, le risque de contamination hors du navire est considéré comme « faible », mais la situation reste sous étroite surveillance. Les équipes médicales locales sont en alerte pour identifier d’éventuels cas secondaires et éviter toute propagation communautaire. — Pour l’heure, aucune mesure de confinement n’a été décidée, mais la prudence reste de mise.
En France, les professionnels de santé rappellent que les hantavirus locaux, bien que sous surveillance, ne présentent pas de danger comparable à la souche américaine. Les campagnes de sensibilisation auprès des populations rurales, notamment celles exposées aux campagnols, devraient se poursuivre pour limiter les risques de contamination.
Le virus des Andes est transmissible entre humains et présente une mortalité de 35 %, tandis que les hantavirus européens, transmis par les rongeurs, ont une mortalité inférieure à 0,5 % et provoquent principalement des atteintes rénales.
Les passagers seront débarqués aux Canaries à partir du 11 mai 2026. Des protocoles sanitaires stricts seront appliqués pour éviter toute propagation, et des tests complémentaires seront réalisés pour confirmer le nombre total de cas.