Le projet d’un mur antibruit végétalisé de six mètres de haut, destiné à atténuer les nuisances sonores du Hellfest pour les riverains de Clisson, a été abandonné. Selon Le Figaro, cette structure devait protéger les habitations situées à environ 100 mètres d’une scène installée depuis 2023 sur le site du Champ Louet. Proposée en fin d’année dernière par les organisateurs du festival, elle n’a pas obtenu l’adhésion unanime des habitants, condition indispensable pour que la mairie puisse instruire le dossier.
Ce qu'il faut retenir
- Le projet de mur antibruit végétalisé, haut de 6 à 7 mètres, était envisagé pour réduire les nuisances sonores du Hellfest pour les riverains de Clisson.
- La structure, que le festival s’était engagé à financer, devait protéger un secteur où des habitations se trouvent à 100 mètres de la scène du Champ Louet, en place depuis 2023.
- Plusieurs habitants se sont opposés au projet, arguant qu’il serait trop visible et couperait la perspective sur le vignoble environnant.
- Ben Barbaud, fondateur et directeur du Hellfest, a indiqué en avril que d’autres solutions, comme la plantation d’arbres, pourraient être envisagées.
- À moins de quarante jours de la 19e édition du festival (18-21 juin 2026), les tensions autour des nuisances sonores persistent, tandis qu’un nouveau sujet agite les riverains : l’installation d’un cinquième pylône d’antennes relais.
Un projet abandonné en raison des divisions locales
Proposé par Hellfest Productions, l’organisateur du festival, le mur antibruit devait prendre la forme d’une palissade coudée, végétalisée et haute de six à sept mètres. Sa vocation était de limiter les nuisances sonores pour les riverains du Champ Louet, un secteur particulièrement exposé depuis l’installation d’une scène permanente en 2023. Cependant, malgré l’adhésion d’une partie des habitants, plusieurs se sont prononcés contre ce projet, estimant qu’il altérerait le paysage local en obstruant la vue sur les vignobles voisins.
« Nous resterons force de proposition. Si ce projet n’aboutit pas, nous pourrons imaginer d’autres solutions », a déclaré Ben Barbaud, fondateur et directeur du Hellfest, en avril dernier. L’association des riverains du Champ Louet (ARCL) a pour sa part suggéré d’autres pistes, comme la plantation d’arbres, plutôt que la construction d’un mur. Cette solution alternative avait déjà été évoquée dans la presse locale, Ouest France, qui rapportait que l’ARCL n’était pas favorable à la solution murale.
Des nuisances sonores et des antennes relais au cœur des débats
À quelques semaines de la 19e édition du Hellfest, prévue du 18 au 21 juin 2026, les tensions autour des nuisances sonores restent vives. Le festival, qui accueille chaque jour près de 60 000 personnes — soit huit fois la population de Clisson —, génère des pics de fréquentation et de bruit pour cette commune rurale de Loire-Atlantique. Si le mur antibruit a été abandonné, d’autres solutions pourraient être explorées pour apaiser les relations entre organisateurs et riverains.
Un autre dossier préoccupe désormais les habitants : l’installation prévue d’un cinquième pylône d’antennes relais, sur un terrain privé à proximité immédiate du site du festival. Porté par Orange, ce projet vise à éviter une saturation du réseau mobile, comme celle observée en 2023 lors de l’édition du Hellfest. La manifestation attire en effet un public nombreux, mettant à rude épreuve les infrastructures locales.
Un pylône contesté pour son utilité et son impact paysager
Thierry Maître, président de l’ARCL, conteste la nécessité de ce pylône. Il rappelle que les dispositifs mobiles déployés lors des éditions 2024 et 2025 ont permis de faire face à la demande sans saturation du réseau. « Nous disposons déjà d’une forte concentration d’antennes relais sur un seul kilomètre carré, avec trois sites d’accueil alignés sur 600 mètres. C’est l’équivalent de 60 fois la densité moyenne nationale », souligne-t-il. Pour lui, cette nouvelle installation serait superflue et aggraverait encore l’impact visuel sur le paysage.
Il ajoute que le déménagement du grand camping du Hellfest, prévu à la fin de l’année vers une commune voisine, devrait réduire la pression sur le réseau local. L’ARCL et la mairie de Clisson ont saisi les autorités pour réévaluer le projet, et une instance de concertation devrait bientôt se tenir. Orange, de son côté, défend l’utilité du pylône, affirmant qu’il permettra d’éviter les problèmes de couverture observés par le passé.
Un festival sous haute surveillance
Le Hellfest, qui s’impose comme le plus grand festival de musiques extrêmes de France, reste sous surveillance constante de ses riverains. Entre nuisances sonores, impact paysager et saturation des infrastructures, les organisateurs doivent sans cesse composer avec les attentes des habitants. Si le mur antibruit a été abandonné, les discussions se poursuivent pour trouver des compromis acceptables pour toutes les parties.
Pour Ben Barbaud, l’enjeu est de concilier la pérennité du festival, qui attire chaque année des dizaines de milliers de spectateurs, avec le respect des riverains. « Nous cherchons des solutions durables, qu’elles soient végétales, techniques ou organisationnelles », a-t-il indiqué, sans exclure de nouvelles propositions à l’avenir. De leur côté, les associations de riverains maintiennent une vigilance accrue, notamment sur les questions de bruit et d’infrastructures.
En attendant, le Hellfest continue de préparer son édition 2026, qui promet d’être marquée par une nouvelle statue géante en hommage à Ozzy Osbourne, comme l’a annoncé la direction du festival. Une façon, peut-être, de rappeler que la musique extrême reste au cœur de cette manifestation, malgré les défis qu’elle doit relever.
Le projet a été abandonné faute d’adhésion unanime des riverains de Clisson. Plusieurs habitants ont estimé que la structure, végétalisée mais haute de six à sept mètres, serait trop visible et couperait la perspective sur les vignobles environnants. La mairie n’a donc pas pu instruire le dossier sans l’accord des parties prenantes.
Ben Barbaud, fondateur du Hellfest, a indiqué qu’il restait « force de proposition » et qu’il pourrait imaginer d’autres solutions, comme la plantation d’arbres. L’association des riverains du Champ Louet (ARCL) soutient cette piste, estimant qu’elle serait moins intrusive qu’un mur antibruit.