Dimanche 31 mai, le président hongrois Tamás Sulyok a refusé de démissionner de son poste, malgré les pressions du gouvernement, selon Euronews FR. Le délai fixé par le gouvernement pour sa démission expire dimanche à minuit. Sulyok a diffusé dimanche soir sur Facebook une vidéo où il dit attendre l’avis de la Commission de Venise et réclame un traitement constitutionnel de son cas.
Dans cette vidéo, Tamás Sulyok explique également qu'il « souhaite continuer à coopérer avec le gouvernement et aider aussi à l'élaboration de la législation nécessaire au déblocage des fonds européens ». En réaction, le Premier ministre Péter Magyar a publié un message sur Facebook, critiquant Sulyok et lui demandant de démissionner.
Ce qu'il faut retenir
- Tamás Sulyok refuse de démissionner de la présidence de la République hongroise.
- Le délai fixé par le gouvernement pour sa démission expire dimanche 31 mai à minuit.
- Sulyok attend l’avis de la Commission de Venise et réclame un traitement constitutionnel de son cas.
- Le Premier ministre Péter Magyar a critiqué Sulyok et lui a demandé de démissionner.
- Sulyok souhaite continuer à coopérer avec le gouvernement pour débloquer les fonds européens.
Le contexte
Le Premier ministre Péter Magyar avait déjà qualifié Tamás Sulyok de « président de la République marionnette de Viktor Orbán » et déclaré qu'il était évident dès la première minute que Viktor Orbán avait besoin d'un chef de l'État pour qui la loyauté envers le Fidesz arrive en tête des priorités, et tout en bas la défense de la constitutionnalité et de l'unité de la nation.
Les présidents de la République élus grâce à la majorité constituante du Fidesz - Pál Schmitt, contraint à la démission pour plagiat, János Áder, Katalin Novák, emportée par un scandale lié à une affaire de pédophilie, et Tamás Sulyok - ont soutenu en tout point les gouvernements dirigés par Viktor Orbán.
Les réactions
Le Premier ministre Péter Magyar a rappelé l'échéance imminente dans un post Facebook et a annoncé qu'il rendrait visite au président de la République lundi à 8 heures, en compagnie du ministre de la Justice. Magyar a également demandé le départ de plusieurs hauts responsables institutionnels, dont le procureur général, le président de la Cour constitutionnelle et le président de l'Autorité nationale des médias et des communications.
Les enjeux
La démission de Tamás Sulyok pourrait avoir des conséquences importantes pour la Hongrie, notamment en ce qui concerne les fonds européens. Le pays a déjà débloqué 16,4 milliards d'euros de fonds européens après un accord avec Bruxelles, mais les relations entre la Hongrie et l'Union européenne restent tendues.
La situation reste donc incertaine et les prochaines échéances seront cruciales pour l'avenir de la Hongrie.