L’incendie meurtrier survenu en décembre 2025 dans un bar de Crans-Montana, en Suisse, continue de faire parler de lui six mois après le drame. Jacques Moretti, gérant du Constellation, établissement ravagé par les flammes, doit comparaître vendredi 5 juin devant les enquêteurs suisses, selon Libération. Accusé par les parties civiles de colportage de fausses rumeurs et de contradictions, il dénonce pour sa part une « campagne médiatique immonde » menée à son encontre depuis le début de l’enquête.
Ce qu'il faut retenir
- Six mois après l’incendie du bar Constellation à Crans-Montana (Suisse), Jacques Moretti doit être entendu par les enquêteurs vendredi 5 juin 2026.
- Le gérant dénonce une « campagne médiatique immonde » et des fausses rumeurs circulant depuis décembre 2025.
- Les familles des victimes accusent le couple Moretti de multiples contradictions dans leurs déclarations.
- L’incendie, survenu en décembre 2025, a causé la mort de plusieurs personnes, sans que le bilan définitif n’ait été rendu public à ce jour.
L’affaire prend un nouveau tournant ce vendredi 5 juin, avec l’audition de Jacques Moretti par les autorités judiciaires suisses. Libération révèle que le gérant du bar, toujours en activité après le drame, décrit une situation qu’il juge intenable depuis six mois. « On me traite de tous les noms, on invente des histoires, c’est une campagne médiatique immonde », a-t-il confié au quotidien, sans préciser la nature exacte des rumeurs évoquées. Moretti assure que ces attaques ont débuté dès les premières heures suivant l’incendie, avant même que les causes du sinistre ne soient établies.
Côté familles des victimes, la colère est palpable. Plusieurs d’entre elles ont déjà formulé des accusations publiques contre le couple Moretti, pointant des incohérences dans leurs témoignages. « On leur reproche des contradictions sur des détails clés : l’ouverture du bar ce soir-là, les issues de secours, ou encore la présence de clients », explique Libération. Les proches des victimes exigent désormais que les responsables soient tenus pour compte, alors que l’enquête piétine depuis des mois. « On veut des réponses, pas des fables », a souligné un membre d’une association de victimes auprès du journal.
« On me traite de tous les noms, on invente des histoires, c’est une campagne médiatique immonde. » — Jacques Moretti, gérant du bar Constellation, selon Libération
Les zones d’ombre persistent sur les circonstances exactes de l’incendie, survenu dans la nuit du 12 au 13 décembre 2025. Officiellement, les autorités helvétiques n’ont pas communiqué de bilan définitif concernant le nombre de victimes, bien que plusieurs sources locales évoquent une dizaine de morts. Les investigations, menées conjointement par la police cantonale du Valais et le parquet de Sion, se concentrent sur d’éventuelles négligences ou manquements aux normes de sécurité dans l’établissement. Aucune accusation formelle n’a encore été retenue contre Jacques Moretti ou son épouse, co-gérante du Constellation.
Le gérant, qui affirme coopérer pleinement avec la justice, dénonce une instrumentalisation politique et médiatique de l’affaire. « Depuis le début, on nous présente comme des coupables alors que personne n’a encore établi les causes de l’incendie », a-t-il indiqué. Il évoque également des pressions exercées par certains médias locaux, qu’il accuse de partialité. « Des articles sortent sans vérification, des titres choquent, et ça s’emballe. On dirait une chasse à l’homme », a-t-il déploré. Moretti n’a pas précisé s’il comptait engager des poursuites contre ces organes de presse.
Les prochaines semaines seront déterminantes pour savoir si l’affaire prendra une tournure judiciaire ou si les tensions actuelles entre le gérant et les familles des victimes continueront de s’exacerber. Une chose est sûre : l’opacité autour des causes de l’incendie nourrit toutes les spéculations, et Moretti n’est pas le seul à regretter le manque de transparence. Reste à voir si les auditions à venir apporteront les éléments manquants, ou si le dossier restera enlisé dans des zones d’ombre.