Une enquête a été ouverte après que le maire d’Aubagne, Jean-Pierre Squillari, a reconnu avoir emprunté du matériel de pompiers pour protéger sa résidence secondaire située à Barjols, dans le Var, selon Le Figaro. Cette décision a été prise alors que la région était touchée par de violents incendies, notamment celui du Gros Bessillon, qui a duré 18 jours et a nécessité la mobilisation de plus de 11 200 sapeurs-pompiers.
Ce matériel, composé d'une pompe portative, de trois tuyaux de vingt mètres et d'une lance à incendie, a été utilisé pour protéger le cabanon du maire, qui était menacé par les flammes. Jean-Pierre Squillari, qui est également un ancien lieutenant-colonel des sapeurs-pompiers, a affirmé n'avoir « pas exigé » cette mise à disposition du matériel, mais a reconnu l'avoir emprunté pour sauvegarder sa propriété.
Ce qu'il faut retenir
- Le maire d'Aubagne, Jean-Pierre Squillari, a emprunté du matériel de pompiers pour protéger sa résidence secondaire.
- Ce matériel comprenait une pompe portative, trois tuyaux de vingt mètres et une lance à incendie.
- L'incendie du Gros Bessillon a duré 18 jours et a nécessité la mobilisation de plus de 11 200 sapeurs-pompiers.
La loi réprime notamment le détournement ou la soustraction d’un bien remis, en raison de ses fonctions ou de sa mission, à une personne dépositaire de l’autorité publique, chargée d’une mission de service public, dépositaire public ou à l’un de ses subordonnés. SOS Corruption 13 a déposé un signalement visant le maire divers gauche d’Aubagne après qu'il a reconnu avoir utilisé du matériel incendie des pompiers d’Aubagne pour protéger son cabanon à Barjols.
Contexte de l'incendie
L'incendie du Gros Bessillon a été fixé le 7 août dernier après 18 jours de lutte contre un feu qualifié « d’inédit » par sa durée et la mobilisation de plus de 11 200 sapeurs-pompiers venus de France et d’Europe. Ce feu, déclaré une première fois le 21 juillet dans l’après-midi dans un champ du village de Pontèves, au cœur de la « Provence verte », avait connu plusieurs reprises, dont certaines pourraient être d’origine criminelle, et a parcouru au total quelque 6 300 hectares. 6 000 personnes avaient dû être évacuées pour se protéger des flammes, qui ont endommagé 70 maisons dont 41 ont été totalement détruites.
Enquête et conséquences
Pendant 18 jours, ce sont 4 250 sapeurs-pompiers varois, 6 870 sapeurs-pompiers venus en renfort de toute la France et 100 sapeurs-pompiers européens, selon la préfecture du Var, qui ont lutté pour empêcher sa progression. L'enquête sur l'emprunt de matériel par le maire d'Aubagne est désormais entre les mains de la justice, et il est trop tôt pour dire quelles pourraient être les conséquences de cette affaire.
En conclusion, l'affaire de l'emprunt de matériel de pompiers par le maire d'Aubagne pour protéger sa résidence secondaire soulève des questions importantes sur l'utilisation des biens publics et la responsabilité des élus. Il est essentiel que la justice fasse son travail pour déterminer les faits et appliquer les sanctions nécessaires, si cela est justifié.