Un incendie hors de contrôle dans le Var et des feux ravageant des zones côtières en Grèce mobilisent des milliers de pompiers ce samedi 8 août 2026, alors que vingt départements français subissent une canicule exceptionnelle. Selon Euronews FR, les flammes progressent en Provence sous des températures dépassant 40 °C, tandis qu’en Grèce, des rafales à plus de 130 km/h attisent les brasiers menaçant une station balnéaire prisée.

Ce qu'il faut retenir

  • Var : L’incendie du Gros Bessillon a repris sa progression samedi, parcourant 1 500 hectares supplémentaires en trois jours, malgré les efforts nocturnes pour l’endiguer.
  • Gironde : Le mégafeu, le plus vaste de France depuis 70 ans, est désormais « fixé » mais reste actif sur certains secteurs, couvrant 420 km² de pinède.
  • Grèce : Plus de 400 pompiers et des dizaines d’avions luttent contre un feu menaçant Porto Germeno, avec des rafales atteignant 130 km/h.
  • Canicule : Vingt départements français sont en vigilance orange, avec des températures comprises entre 35 et 39 °C autour de la Méditerranée.
  • Évacuations : En Grèce, 300 habitants ont été secourus par la mer après avoir refusé dans un premier temps de quitter les lieux.

En Provence, l’incendie du Var échappe à nouveau au contrôle

Dans le Var, l’incendie de montagne du Gros Bessillon a repris de la vigueur samedi, progressant de 1 500 hectares en trois jours. Selon la préfecture, les opérations menées dans la nuit ont permis d’éviter que les flammes n’atteignent Correns et Montfort-sur-Argens, mais la situation reste critique. « Les opérations de lutte se poursuivent avec un dispositif exceptionnel afin de contenir sa propagation et de protéger les populations ainsi que les biens », ont indiqué les autorités locales. Malgré l’engagement de 1 500 pompiers et de 400 véhicules, quelque 2 500 habitants restent encore privés d’accès à leur domicile.

Ce feu, qui avait été partiellement maîtrisé il y a trois jours après avoir ravagé 4 500 hectares, illustre la difficulté à contenir les incendies dans un contexte de sécheresse prolongée et de températures extrêmes. Les pompiers restent en alerte maximale, alors que les conditions météo ne leur sont pas favorables : des températures dépassant 40 °C et des vents violents compliquent chaque intervention.

Gironde : un mégafeu « fixé mais pas éteint » après dix jours de combat

À l’ouest de Bordeaux, le plus grand incendie enregistré en France depuis sept décennies a été déclaré « fixé » samedi par les autorités, après dix jours de lutte acharnée. D’une superficie de 420 km² — soit quatre fois la taille de Paris —, ce mégafeu a ravagé des hectares de pinède, tout en restant contenu dans son périmètre initial. « Le feu est fixé, mais pas éteint », a précisé la préfecture, soulignant que des « secteurs actifs persistent » malgré la stabilisation globale de la situation.

Les pompiers maintiennent une surveillance accrue, car les braises peuvent encore couver sous la surface. La mobilisation reste intense, avec des moyens humains et matériels colossaux déployés pour éviter une reprise des flammes. Cette crise rappelle l’ampleur des défis posés par les incendies de forêt en période de canicule, alors que le changement climatique aggrave leur fréquence et leur intensité.

Grèce : rafales à 130 km/h et évacuations forcées en bord de mer

En Grèce, la situation est tout aussi critique. Depuis vendredi, un incendie ravage les alentours de Porto Germeno, une station balnéaire prisée au nord-ouest d’Athènes, sous l’effet de vents violents atteignant 130 km/h. Selon le service d’incendie grec, plus de 400 pompiers, épaulés par des dizaines d’avions spécialisés, sont mobilisés pour tenter de maîtriser les flammes. Malgré leurs efforts, la propagation reste difficile à enrayer.

Les autorités ont d’abord tenté d’évacuer les habitants, mais un grand nombre a refusé de quitter les lieux dans un premier temps. Finalement, quelque 300 personnes ont été secourues par la mer, évitant ainsi le pire. Cette scène rappelle les dangers des incendies en zone côtière, où les vents marins peuvent attiser les brasiers et compliquer les opérations de secours. Les pompiers grecs, sous haute tension, continuent de lutter contre un feu qui menace désormais des infrastructures touristiques et des habitations.

Canicule et risque incendie : vingt départements français en alerte

La France n’est pas épargnée par la vague de chaleur qui frappe l’Europe. Vingt départements, principalement dans l’est et le sud-est, sont placés en vigilance orange canicule ce samedi. Des températures comprises entre 35 et 39 °C sont attendues autour de la Méditerranée, avec un risque élevé d’incendie dans huit départements supplémentaires. Cette situation aggrave la sécheresse des sols et favorise la propagation des feux de forêt, comme en témoignent les incendies dans le Var et en Gironde.

Les autorités appellent à la prudence et rappellent les consignes de sécurité : éviter les activités en extérieur aux heures les plus chaudes, s’hydrater régulièrement et signaler immédiatement tout départ de feu. Les pompiers, déjà en première ligne, appellent à la responsabilité de chacun pour limiter les risques. « Chaque geste compte pour éviter une catastrophe », a rappelé un porte-parole des secours.

Et maintenant ?

Dans les prochains jours, les services de secours resteront en alerte maximale, avec une attention particulière pour les régions touchées par les incendies. En Grèce, les pompiers espèrent pouvoir stabiliser la situation d’ici dimanche, à condition que les conditions météo s’améliorent. En France, la priorité sera donnée à la surveillance des feux « fixés » comme celui de Gironde, afin d’éviter toute reprise des flammes. Les autorités appellent également à une mobilisation citoyenne pour limiter les départs de feu, alors que la canicule devrait persister jusqu’à mardi dans certaines régions.

Reste à voir si les moyens déployés suffiront à endiguer cette série d’incendies, alors que le changement climatique continue de transformer les conditions météo en Europe. Une chose est sûre : la lutte contre les feux de forêt s’annonce longue et difficile, avec des conséquences durables pour les écosystèmes et les populations locales.

Les incendies en Grèce sont aggravés par des rafales atteignant 130 km/h, qui attisent les flammes et rendent les opérations de secours extrêmement périlleuses. De plus, la topographie des zones côtières, souvent escarpées et boisées, complique l’accès des pompiers et la mise en place de barrières coupe-feu efficaces.