Un violeur en série en cavale depuis deux ans, condamné en juin 2024 à 15 ans de réclusion criminelle pour trois viols commis entre 2016 et 2022, a été interpellé par la police dans les Bouches-du-Rhône. L’homme, un trentenaire défavorablement connu des autorités, avait fui sa condamnation après avoir été absent à son procès. Son arrestation, opérée le 20 mai dernier à Port-de-Bouc, intervient après plus de deux ans de recherches menées par la brigade des mandats de la Division de la criminalité territoriale (DCT) de Marseille.
Ce qu’il faut retenir
- Gabriel M., condamné en juin 2024 à 15 ans de prison pour trois viols, était en cavale depuis son procès, auquel il n’avait pas assisté.
- Il avait parcouru plus de 500 km depuis la Gironde pour se cacher à Port-de-Bouc, dans les Bouches-du-Rhône.
- Un renseignement anonyme déposé sur la plateforme d’accompagnement des victimes (PNAV) en février 2026 a permis de le localiser.
- Il a été arrêté dans un squat du quartier des Aigues Douces à Port-de-Bouc, où il s’était réfugié.
- Le mis en cause est également connu du fichier des antécédents judiciaires (TAJ) pour des faits de vol aggravé, recel, escroquerie et dégradations.
Un violeur en série condamné pour des faits remontant à 2016 et 2022
Gabriel M., un trentenaire aujourd’hui âgé d’une trentaine d’années, avait été condamné en juin 2024 par la cour criminelle de la Gironde à une peine de 15 ans de prison ferme pour trois viols commis en 2016 et 2022. Les faits, qui se sont déroulés à Sainte-Eulalie ainsi qu’à Libourne, avaient entraîné une condamnation exemplaire, d’autant que l’accusé n’était pas présent à son procès. Un mandat d’arrêt avait été délivré à son encontre, mais il avait quitté la Gironde pour se cacher dans les Bouches-du-Rhône, selon Le Figaro.
Une cavale de plus de 500 km pour échapper à la justice
Après sa condamnation, Gabriel M. a pris la fuite, parcourant plus de 500 kilomètres pour se terrer à Port-de-Bouc, une commune située à une quarantaine de minutes en voiture de Marseille. Sa prudence était telle qu’il changeait régulièrement de téléphone, rendant les investigations policières plus complexes. Les enquêteurs de la DCT ont dû recourir à des techniques poussées pour le localiser, avec l’aide d’un renseignement anonyme déposé en février 2026 sur la plateforme PNAV de la police nationale.
Le parquet d’Aix-en-Provence a ensuite saisi le dossier en avril 2026, confiant à la brigade des mandats la mission de traquer le fuyard. « Il était précautionneux et changeait de téléphone tout le temps », a indiqué une source proche du dossier au Figaro, soulignant la difficulté de l’enquête.
Une arrestation dans un squat de Port-de-Bouc
Moins d’un mois après le début des recherches, les enquêteurs ont localisé Gabriel M. dans un squat situé dans le quartier des Aigues Douces, à Port-de-Bouc. Le 20 mai 2026 au matin, les forces de l’ordre ont procéder à son interpellation. Placé immédiatement en rétention judiciaire, il a ensuite été présenté au tribunal d’Aix-en-Provence et placé en détention en vue de purger sa peine de 15 ans de prison.
Selon Le Figaro, le mis en cause était également connu des services de police pour des antécédents judiciaires variés. Les archives du traitement des antécédents judiciaires (TAJ) mentionnent en effet des faits de vol aggravé, recel, escroquerie et dégradations, autant de délits qui illustrent son parcours criminel avant les condamnations pour viols.
« Nous avons réussi à l’interpeller et le localiser après un certain nombre de recherches. »
Jean-Luc Blachon, procureur de la République d’Aix-en-Provence
Un soulagement pour les autorités et les victimes
L’arrestation de Gabriel M. a été accueillie avec soulagement par les autorités judiciaires et les associations de victimes. Après deux années de cavale, sa localisation et son interpellation mettent fin à une période d’incertitude pour les parties civiles et pour les enquêteurs. Les investigations, menées dans le cadre d’un mandat d’arrêt national, ont nécessité une coordination entre les services de police de la Gironde et ceux des Bouches-du-Rhône.
Le procureur Blachon a confirmé la réussite de l’opération, tout en rappelant l’importance des signalements anonymes dans ce type d’enquête. « Nous avons pu compter sur un renseignement précieux, déposé via la plateforme PNAV, qui a permis de relancer les recherches », a-t-il précisé.
Son cas rappelle l’importance des dispositifs de signalement et de traçabilité des condamnés en cavale. En 2025, le ministère de la Justice avait renforcé les moyens alloués à la recherche des fuyards, notamment via la plateforme PNAV, qui permet aux citoyens de signaler des informations anonymes aux autorités.
L’affaire illustre également les défis posés par la récidive et la nécessité de maintenir une vigilance accrue sur les condamnés à de lourdes peines. Les prochaines étapes judiciaires seront suivies avec attention, tant par les victimes que par les observateurs du système judiciaire.
Gabriel M. est actuellement détenu en vue de purger sa peine de 15 ans de prison. Il devrait être présenté à la cour d’appel de la Gironde dans les prochains mois pour un procès en appel. Ce dernier pourrait entraîner une révision de la peine prononcée en 2024, selon les arguments des parties.
Un renseignement anonyme déposé en février 2026 sur la plateforme PNAV (Plateforme nationale d’accompagnement des victimes) a permis aux enquêteurs de la DCT de Marseille de retrouver la trace de Gabriel M. dans les Bouches-du-Rhône. Les techniques d’investigation classiques, couplées à l’analyse des déplacements téléphoniques, ont ensuite confirmé sa localisation à Port-de-Bouc.