Avec **661 millions d’euros de chiffre d’affaires** en 2025, la coopérative laitière normande Isigny Sainte-Mère enregistre une progression de **20,7 %** sur un an, selon Ouest France. Une performance historique pour l’entreprise, dont **61 % des revenus proviennent désormais de l’exportation**, à travers plus de **100 pays** dans le monde. Ces chiffres, publiés ce vendredi 29 mai 2026, confirment la place prépondérante de cette marque emblématique de Normandie sur la scène internationale.

Ce qu'il faut retenir

  • 661 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2025, soit une hausse de 20,7 % par rapport à 2024.
  • 61 % des ventes réalisées à l’export, un ratio en constante augmentation ces dernières années.
  • Présente dans **plus de 100 pays**, la coopérative renforce sa position de leader sur les marchés étrangers.
  • Un record historique qui s’inscrit dans une dynamique de croissance continue depuis plusieurs exercices.

Une performance portée par l’international

Si Isigny Sainte-Mère reste ancrée dans son territoire normand, son rayonnement dépasse désormais largement les frontières françaises. L’entreprise, dont les produits (beurre, crème, fromages) sont des références sur le marché local depuis des générations, mise depuis plusieurs années sur une stratégie d’expansion à l’étranger. « Notre succès à l’export repose sur la qualité reconnue de nos produits, mais aussi sur notre capacité à nous adapter aux attentes des consommateurs dans chaque pays », a déclaré un porte-parole de la coopérative, cité par Ouest France.

Les marchés asiatiques et américains figurent parmi les principaux moteurs de cette croissance, avec une demande soutenue pour les produits laitiers français de haute gamme. Autant dire que la Normandie, souvent associée à l’image d’Épinal des paysages verdoyants, devient aussi un symbole de réussite économique à l’international.

Un modèle coopératif qui paie

Fondée en 1932, Isigny Sainte-Mère est une coopérative agricole, ce qui signifie qu’elle est détenue et gérée par ses producteurs de lait. Ce modèle, qui permet de mutualiser les ressources et de garantir une rémunération stable aux éleveurs, semble porter ses fruits. « La hausse de notre chiffre d’affaires est le résultat d’une collaboration étroite entre nos adhérents, nos équipes et nos partenaires à l’étranger », a souligné la direction, selon les informations d’Ouest France.

Cette performance intervient dans un contexte où le secteur laitier français fait face à des défis structurels, comme la volatilité des prix ou les exigences environnementales. Pourtant, Isigny Sainte-Mère démontre qu’une approche collective et une stratégie d’innovation peuvent créer des opportunités, même dans un environnement concurrentiel.

Et maintenant ?

Avec un tel dynamisme à l’export, la coopérative pourrait envisager d’accélérer ses investissements dans certains marchés porteurs, comme l’Asie du Sud-Est ou les États-Unis. Une chose est sûre : le prochain exercice pourrait voir cette tendance se confirmer, à condition que les tensions commerciales ou les crises sanitaires ne viennent pas perturber les chaînes d’approvisionnement. La prochaine assemblée générale, prévue en octobre 2026, devrait apporter des précisions sur les orientations stratégiques pour les années à venir.

Si Isigny Sainte-Mère incarne aujourd’hui le succès d’une industrie laitière normande résiliente et ambitieuse, son modèle pourrait inspirer d’autres coopératives françaises. Dans un secteur où la concurrence internationale est rude, la marque prouve que l’alliance entre tradition et innovation reste un atout majeur.

Selon les données d’Ouest France, les principaux débouchés à l’export se situent en Asie (notamment la Chine, le Japon et la Corée du Sud) et en Amérique du Nord (États-Unis et Canada). L’Europe reste également un marché clé, avec une forte demande en Allemagne, au Royaume-Uni et en Belgique.