Plusieurs événements majeurs ont rythmé la nuit écoulée à travers le monde, selon nos confrères du Courrier International. D’un référendum serré en Islande à une mutinerie au Niger en passant par des inondations dévastatrices au Népal et une réponse symbolique de l’Ontario face à Donald Trump, tour d’horizon des faits saillants.
Ce qu'il faut retenir
- Islande : Le référendum sur la reprise des négociations d’adhésion à l’Union européenne reste indécis après dépouillement de 87 000 bulletins sur 270 000 inscrits – le « oui » en tête à 51,2 %, puis le « non » à 50,1 % à 5 heures du matin.
- Niger : Une mutinerie militaire dans la nuit de vendredi à samedi à Niamey a provoqué des tirs et explosions, faisant plusieurs morts. Les mercenaires russes seraient impliqués selon des observateurs locaux.
- Népal : Les crues meurtrières ont causé la mort d’au moins 670 personnes au Népal et 16 en Chine, avec 3 000 disparus, dont des ouvriers de projets hydroélectriques.
- Ontario : La province canadienne a répondu à Donald Trump, qui souhaitait rebaptiser le lac Ontario en « lac Amérique », par une affiche « Lac Ontario, aujourd’hui et pour toujours ».
Islande : un référendum d’adhésion à l’UE au bord de l’équilibre
Le suspense a dominé la nuit en Islande après la clôture du référendum sur la reprise des négociations d’adhésion à l’Union européenne. À 2 h 20 du matin, heure locale, la télévision publique RUV indiquait que le « oui » menait avec 51,2 % des voix contre 48,8 % pour le « non », sur la base de 87 000 bulletins dépouillés. Cinq heures plus tard, le « non » était repassé en tête avec 50,1 %, selon les estimations finales.
La première ministre Kristrún Frostadóttir a répondu « J’espère que non » lorsque la presse lui a demandé si le résultat risquait de diviser le pays. Les zones rurales, notamment, s’inquiètent des conséquences pour l’agriculture et la pêche locales d’une éventuelle entrée dans l’UE.
Niger : mutinerie militaire ou tentative de coup d’État ?
La capitale nigérienne, Niamey, a été le théâtre de tirs et d’explosions dans la nuit de vendredi à samedi. Le gouvernement a évoqué un simple « mouvement d’humeur » de militaires, mais les combats auraient fait plusieurs morts. Des mercenaires russes auraient apporté leur soutien à la junte au pouvoir depuis trois ans, selon des observateurs locaux cités par le site Aïr Info.
Le président et général Abdourahmane Tchiani serait en sécurité dans sa résidence présidentielle, d’après le New York Times. Ce dernier souligne que l’échec de la lutte contre les djihadistes, avec un nombre élevé de militaires tués, aurait pu exacerber la frustration des soldats et motiver cette action.
Népal : le bilan des crues s’alourdit dramatiquement
Le Népal paie un lourd tribut aux intempéries. Selon CNN, les crues et glissements de terrain ont causé la mort d’au moins 670 personnes au Népal et 16 en Chine. Le nombre de disparus s’élève désormais à 3 000, dont des centaines d’ouvriers travaillant sur des projets hydroélectriques.
Les opérations de recherche se poursuivent, mais les secouristes ont été alertés par l’augmentation du débit de la rivière Bhotekoshi, compliquant les efforts de sauvetage.
Ontario : une réplique symbolique à Donald Trump
L’Ontario a choisi de répondre à Donald Trump par un geste politique. Cette semaine, le président américain a signé un décret pour rebaptiser le lac Ontario en « lac Amérique ». Or, une partie du lac se trouve au Canada, et une province porte ce nom. Le premier ministre ontarien Doug Ford a riposté en installant samedi un panneau sur le rivage indiquant : « Lac Ontario, aujourd’hui et pour toujours ».
« Vous avez peut-être entendu que le président Trump essaie de rebaptiser ce lac, simplement parce qu’il n’aime pas que l’Ontario et le Canada se défendent. Mais soyons sérieux. Ce lac s’appelait Ontario bien avant le président Trump et il s’appellera comme cela bien après lui. »
La nuit a confirmé, une fois encore, que l’actualité ne connaît ni frontières ni fuseaux horaires. Entre crises politiques et catastrophes naturelles, ces événements rappellent l’importance d’un suivi international attentif et réactif.