Alors que le cessez-le-feu annoncé par Donald Trump il y a trois jours reste extrêmement fragile, l’armée israélienne a publié, dimanche 19 avril dans l’après-midi, une carte montrant une 'zone de défense avancée' à l’intérieur du territoire libanais que Tsahal entend mettre en place, selon Courrier International.
Cette initiative intervient alors que la situation dans la région reste tendue, avec des attaques aériennes et terrestres menées par l’armée israélienne contre des 'terroristes du Hezbollah' s’approchant de la ligne de défense avancée. Le but de cette 'ligne jaune' est de 'démanteler les infrastructures terroristes du Hezbollah et empêcher les menaces directes contre les communautés du nord d’Israël', comme l’explique L’Orient-Le Jour.
Ce qu'il faut retenir
- La carte de la 'ligne de défense avancée' israélienne dans le sud du Liban a été publiée le 19 avril.
- La 'zone tampon' s’étend jusqu’à 10 kilomètres à l’intérieur des terres sur 'plusieurs centaines de kilomètres carrés le long de la 'ligne bleue'' qui fait office de frontière entre Israël et le Liban.
- 55 localités du sud du Liban sont incluses dans cette 'zone de défense avancée'.
Contexte
La situation dans la région est particulièrement fragile depuis le cessez-le-feu décrété en octobre dernier dans la bande de Gaza. Une 'ligne jaune' de démarcation avait été tracée dans l’enclave palestinienne entre la zone sous contrôle du Hamas, sur la bande littorale, et celle tenue par l’armée israélienne, qui représente plus de 50 % du territoire.
Israël est à 'la recherche d’un nouveau modèle, inspiré en partie de l’expérience de Gaza, reposant sur une forme de contrôle direct de territoires libanais' dans le sud du pays, dans lesquels il empêche le retour des habitants tout en multipliant les démolitions généralisées et systématiques de bâtiments civils, selon L’Orient-Le Jour.
Implications
La 'ligne jaune' que le Hezbollah entend briser pourrait avoir des implications importantes sur la situation dans la région. Deux soldats israéliens ont été tués samedi et dimanche dans le sud du Liban, après l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, par un 'engin explosif'. Cela porte à quinze le nombre de militaires israéliens tombés dans la région depuis le début de la guerre, rapporte le site Times of Israel.
Le journal L’Orient-Le Jour a titré 'La Nakba du Liban-Sud' en référence à l’exil forcé des Palestiniens par Israël en 1948, soulignant ainsi la gravité de la situation.
En conclusion, la situation dans le sud du Liban reste complexe et fragile, avec des implications importantes pour la région. Il est essentiel de suivre de près les développements et les réactions des parties impliquées pour comprendre les conséquences potentielles de cette 'ligne jaune'.