Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a ordonné une frappe aérienne contre la banlieue sud de Beyrouth dimanche 7 juin 2026, malgré les pressions répétées de Donald Trump pour privilégier une issue diplomatique, selon Libération. Une riposte iranienne s’est immédiatement ensuivie, mettant fin à près de deux mois d’accalmie dans la région.

Ce qu'il faut retenir

  • Une frappe israélienne ciblant Beyrouth dimanche 7 juin a provoqué une réponse militaire iranienne immédiate
  • Donald Trump avait multiplié les appels à la retenue, sans succès
  • Cette escalade met fin à deux mois de calme relatif au Proche-Orient
  • Les tensions persistent malgré les tentatives américaines de médiation

Une frappe israélienne suivie d’une riposte immédiate

L’armée israélienne a confirmé avoir mené une opération dans la banlieue sud de Beyrouth dimanche 7 juin, sans préciser la nature des cibles visées. Selon Libération, cette frappe a été suivie, quelques heures plus tard, par des tirs de roquettes en provenance du Liban vers le nord d’Israël, revendiqués par le Hezbollah. Les autorités israéliennes ont riposté en bombardant des positions du mouvement chiite dans la région de Baalbek, au Liban-Est.

Côté iranien, le guide suprême Ali Khamenei a ordonné une réponse « proportionnelle » à l’attaque, déclenchant des tirs de missiles balistiques depuis l’Iran vers des bases militaires israéliennes dans le désert du Néguev. Les systèmes de défense israéliens, dont le Dôme de Fer, sont entrés en action, interceptant la majorité des projectiles.

Trump en vain : l’échec de la diplomatie américaine

Donald Trump, qui avait multiplié les appels au calme ces dernières semaines, a réagi avec fermeté à cette escalade. « Israël joue avec le feu. Les États-Unis ne peuvent pas soutenir une guerre totale au Moyen-Orient », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse à la Maison-Blanche, ajoutant : « Netanyahou sait parfaitement que nous avons tout fait pour éviter ce scénario. » D’après Libération, le président américain avait même menacé de réduire l’aide militaire américaine à Israël si des frappes ciblant le Liban étaient menées.

Malgré ces mises en garde, le gouvernement Netanyahou a maintenu sa position. Le ministre israélien de la Défense, Yoav Gallant, a justifié l’action par la nécessité de « neutraliser une menace immédiate contre la sécurité d’Israël », évoquant des informations selon lesquelles le Hezbollah préparait une attaque d’envergure depuis le sud du Liban.

Le Hezbollah et l’Iran : une alliance sous tension

Le Hezbollah, mouvement chiite libanais soutenu par l’Iran, a confirmé avoir subi des pertes humaines lors des frappes israéliennes. Son secrétaire général, Hassan Nasrallah, a promis une « réponse écrasante » lors d’un discours retransmis en direct. « Israël paiera le prix de son arrogance », a-t-il lancé, avant d’appeler à une « unité des forces de la résistance » dans la région.

Du côté iranien, le porte-parole des Gardiens de la révolution, Ramezan Sharif, a confirmé l’envoi de missiles balistiques vers Israël, qualifiant cette opération de « légitime défense ». Les autorités iraniennes ont également mis en garde contre d’éventuelles représailles américaines en cas de poursuite des hostilités.

Et maintenant ?

Cette escalade relance la crainte d’une guerre ouverte entre Israël et le front formé par le Hezbollah et l’Iran. Les États-Unis, qui tentent de jouer les médiateurs, pourraient convoquer une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU dès cette semaine. Côté israélien, Netanyahou pourrait annoncer de nouvelles mesures militaires dans les prochaines 48 heures, tandis que le Hezbollah attend de voir si l’Iran décidera d’une escalade supplémentaire.

Reste à savoir si les canaux diplomatiques rouverts ces dernières semaines par l’Arabie saoudite et la Turquie pourront éviter une spirale incontrôlable. Pour l’heure, aucune date de cessez-le-feu n’a été évoquée.

Cette nouvelle flambée de violence intervient alors que la communauté internationale tente de stabiliser une région déjà fragilisée par les conflits en Syrie et au Yémen. L’Union européenne, par la voix de son haut représentant Josep Borrell, a appelé « toutes les parties à faire preuve de la plus grande retenue ».

Les frappes israéliennes sur Beyrouth ont fait au moins 12 morts, dont des civils, selon les autorités libanaises. Du côté israélien, aucune victime n’a été signalée après les tirs iraniens, grâce à l’efficacité du système de défense Dôme de Fer. Les hôpitaux de Beyrouth et de Tyr sont en état d’alerte maximale, tandis que des milliers de déplacés fuient les zones frontalières.