Selon Le Monde, Jacinta Ngobese-Zuma, ancienne animatrice radio locale, s’est imposée comme l’une des principales porte-parole du mouvement à l’origine des violentes manifestations xénophobes qui secouent l’Afrique du Sud depuis la mi-mars 2026. Ces mobilisations, organisées dans plusieurs villes du pays, réclament l’expulsion systématique des étrangers en situation irrégulière.
Ce qu'il faut retenir
- Jacinta Ngobese-Zuma, ancienne animatrice radio, est devenue une figure médiatique des manifestations xénophobes en Afrique du Sud depuis mars 2026.
- Les mobilisations, qui se poursuivent depuis plus de deux mois, visent l’expulsion des étrangers en situation irrégulière.
- Ces violences ont entraîné des tensions sociales et des affrontements dans plusieurs régions du pays.
Une militante issue du paysage médiatique local
Avant de s’engager dans le militantisme, Jacinta Ngobese-Zuma a travaillé comme animatrice radio dans une station locale, où elle a progressivement acquis une notoriété auprès d’une partie de la population. Selon les informations rapportées par Le Monde, c’est cette expérience dans les médias qui lui a permis de gagner en visibilité lors des premières mobilisations, avant d’en devenir une figure centrale. Son parcours illustre, autant qu’il interroge, l’influence des anciens professionnels des médias dans les mouvements sociaux contemporains.
Un mouvement enraciné dans des tensions sociales persistantes
Les manifestations xénophobes qui agitent l’Afrique du Sud depuis la mi-mars 2026 s’inscrivent dans un contexte de crise économique et de montée des inégalités. Les organisateurs, dont Jacinta Ngobese-Zuma fait partie, dénoncent la présence d’étrangers, accusés de prendre les emplois des Sud-Africains et de peser sur les ressources locales. Le Monde souligne que ces revendications, bien que portées par une frange radicale de la société, reflètent aussi des frustrations plus larges au sein de la population.
Les affrontements entre manifestants et forces de l’ordre, ainsi que les violences inter-communautaires, ont déjà fait plusieurs victimes et provoqué des déplacements massifs de populations. Les autorités sud-africaines, confrontées à une situation sociale explosive, tentent de rétablir l’ordre tout en cherchant à désamorcer les tensions.
Des revendications aux méthodes controversées
Les appels à l’expulsion des étrangers en situation irrégulière, portés par Jacinta Ngobese-Zuma et ses soutiens, s’accompagnent de méthodes jugées radicales par une partie de l’opinion publique. Selon Le Monde, les manifestations se sont parfois transformées en émeutes, avec des pillages de commerces tenus par des migrants et des affrontements avec les forces de l’ordre.
« Nous ne pouvons plus accepter que des étrangers profitent de notre pays sans contribuer à sa prospérité », a déclaré Jacinta Ngobese-Zuma lors d’un rassemblement à Johannesburg, selon des comptes-rendus de Le Monde.
Ces prises de position, bien que soutenues par une frange de la population, suscitent également une vive opposition. Des associations de défense des droits humains et des organisations internationales ont dénoncé une rhétorique dangereuse, susceptible d’aggraver les divisions sociales et de nuire à l’image de l’Afrique du Sud sur la scène internationale.
Ces événements rappellent les crises xénophobes qui avaient déjà frappé le pays en 2008 et 2015, faisant des dizaines de morts et des milliers de déplacés. La résurgence de tels mouvements interroge sur l’efficacité des politiques publiques en matière d’intégration et de lutte contre les inégalités.
Jacinta Ngobese-Zuma est une ancienne animatrice radio locale en Afrique du Sud, devenue l’une des figures centrales des manifestations xénophobes qui agitent le pays depuis mars 2026. Selon Le Monde, elle s’est imposée comme une porte-parole influente des mouvements réclamant l’expulsion des étrangers en situation irrégulière.