L'orgueil avant la chute ?

Ça y est, c'est officiel : Jack Lang a finalement quitté la présidence de l'Institut du monde arabe. Mais quelle semaine ! Entre refus obstiné et volte-face, l'octogénaire nous a offert un spectacle digne d'un mauvais feuilleton. (Bon, ok, peut-être pas plus mauvais que certains épisodes de Dix pour cent, mais presque.)

Tout commence lundi dernier. Les révélations tombent, accablantes. Nos confrères de Libération dévoilent des liens troubles entre Lang et Epstein. Et là, patatras : l'ancien ministre de la Culture campe sur ses positions. Pas question de démissionner. Autant dire que ça fait jaser dans les couloirs du pouvoir.

Une semaine de déni

Imaginez la scène : un homme de 80 ans, figure respectée de la vie culturelle française, accusé d'avoir fréquenté un prédateur notoire. La pilule est dure à avaler. Surtout pour Lang lui-même, visiblement. Pendant six jours, il tient bon. Je ne céderai pas à la calomnie, déclare-t-il, le menton levé. (On pourrait se demander si c'est vraiment de la calomnie, mais passons.)

Pendant ce temps, la pression monte. Les réactions fusent de toutes parts. Les associations de victimes d'Epstein, les politiques, les médias... Tout le monde a son avis. Et puis, il y a le public. Les citoyens lambda, qui suivent l'affaire avec un mélange de fascination et de dégoût. (Oui, on sait, c'est un peu morbide, mais c'est plus fort que nous.)

Côté Institut du monde arabe, l'ambiance doit être électrique. Les employés, les bénévoles, les partenaires... Tout ce petit monde doit se demander : Et nous, dans tout ça ? Difficile de rester neutre quand votre président est sous le feu des projecteurs pour de mauvaises raisons.

Le grand retournement

Samedi, coup de théâtre. Jack Lang change d'avis. Je quitte la présidence de l'Institut du monde arabe, annonce-t-il dans un communiqué. Résultat des courses : six jours de déni pour rien. On se demande bien ce qui a fait pencher la balance. La pression médiatique ? Les réactions indignées ? Un coup de fil bien placé ? Mystère.

Une chose est sûre : cette démission sonne comme une victoire pour ceux qui réclamaient des comptes. (Et une défaite pour Lang, bien sûr. Mais bon, c'est la vie.)

D'ailleurs, parlons-en, de cette démission. Elle arrive un peu tard, non ? Six jours, c'est long quand on est sous le feu des critiques. (Surtout quand on a 80 ans et qu'on devrait savoir que ce genre de polémique, ça ne se traîne pas.)

Mais bon, mieux vaut tard que jamais, comme on dit. Et puis, qui sommes-nous pour juger ? Après tout, nous aussi, on a nos petits secrets. (Enfin, pas tous, heureusement.)

Et maintenant ?

La question qui brûle les lèvres, c'est : Qu'est-ce que ça change ? Jack Lang a démissionné, soit. Mais ça ne fait pas disparaître les questions. Quels étaient, exactement, ses liens avec Epstein ? Pourquoi a-t-il mis tant de temps à réagir ? Et surtout : qui va prendre sa place à la tête de l'Institut du monde arabe ?

Autre chose : cette affaire va-t-elle avoir des répercussions sur la carrière de Lang ? Difficile à dire. L'homme a connu des hauts et des bas, c'est le moins qu'on puisse dire. Mais à 80 ans, on pourrait penser qu'il a fait le tour de la question. (Ou pas.)

En attendant, on peut toujours rêver. Rêver d'une politique plus transparente, d'hommes et de femmes publics qui assument leurs erreurs dès le départ. (Bon, ok, c'est un peu utopique. Mais on peut toujours essayer, non ?)

Et vous, qu'en pensez-vous ? Cette démission vous semble-t-elle suffisante ? Ou bien faut-il aller plus loin dans les explications ? Dites-le nous en commentaires !

Selon les informations de Libération, Jack Lang aurait rencontré Epstein à plusieurs reprises dans les années 2000. Les deux hommes auraient même dîné ensemble à plusieurs reprises. Mais les détails précis de leurs relations restent flous. (Et c'est bien là le problème.)

Difficile de répondre avec certitude. Peut-être par orgueil, peut-être par stratégie. Toujours est-il que cette attente a alimenté les critiques. (Et ça, c'est rarement une bonne idée.)

Pour l'instant, rien n'est officiel. Mais les spéculations vont bon train. Une chose est sûre : le ou la nouvelle présidente aura du pain sur la planche. (Et des critiques à gérer, aussi.)