La première ministre du Japon, Sanae Takaichi, s'est exprimée vendredi sur la question de la succession impériale, un sujet qui suscite de plus en plus de débats au sein du pays. Selon nos confrères de Le Figaro, elle a déclaré s'opposer à tout changement des règles de succession du trône impérial nippon qui excluent les femmes et leurs descendants.
Cette prise de position constitue sa déclaration la plus claire sur ce sujet depuis la victoire écrasante de son parti aux élections de ce mois-ci. La question de la succession royale agite le Japon depuis des décennies, et les règles actuelles réservées aux hommes sont de plus en plus contestées. L'empereur Naruhito a une fille, la princesse Aiko, mais elle est écartée de la succession par les règles actuelles.
Ce qu'il faut retenir
- La première ministre Sanae Takaichi s'oppose au changement des règles de succession impériale.
- Les règles actuelles réservées aux hommes sont de plus en plus contestées.
- L'empereur Naruhito a une fille, la princesse Aiko, qui est écartée de la succession.
- La question de la succession royale agite le Japon depuis des décennies.
Le contexte
Le Japon a célébré en septembre dernier l'entrée dans l'âge adulte du prince Hisahito, seul jeune héritier masculin au trône, neveu de l'empereur Naruhito et deuxième dans l'ordre de succession après son père. L'empereur ne détient aucun pouvoir politique mais conserve une forte valeur symbolique au Japon. La tradition veuille qu'un homme seul puisse perpétuer la lignée impériale qui remonte à 2 600 ans selon la légende.
Les propositions alternatives
Un scénario qui pourrait inclure la possibilité de réintégrer sous forme d'«adoption» des parents éloignés masculins a été proposé. Le Japon a également considéré l'idée de permettre aux princesses de continuer à exercer des fonctions officielles après leurs noces, ce qui n'est actuellement pas possible. Selon la religion shinto, les empereurs du Japon descendent de la déesse du soleil, Amaterasu, et la légende fait remonter leur lignée à plus de 2 600 ans.
Les réactions
Les traditionalistes estiment que la «lignée impériale ininterrompue» masculine est le fondement du Japon, et qu'un changement diviserait le pays. Le trône du Chrysanthème a pourtant été occupé par des femmes à huit reprises dans l'histoire du Japon, la dernière, Go-Sakuramachi, ayant régné il y a environ 250 ans. Mais leur passage au pouvoir a souvent été temporaire.
En conclusion, la question de la succession impériale au Japon reste un sujet sensible et complexe. Les règles actuelles sont contestées, et les propositions alternatives sont examinées. La première ministre Sanae Takaichi a pris position sur ce sujet, et les prochaines étapes attendues incluent la poursuite des discussions sur la manière d'assurer une succession impériale stable.
