L’astronaute canadien Jeremy Hansen, qui a marqué l’histoire en participant à la mission Artemis 2 de la NASA autour de la Lune, quittera l’Agence spatiale canadienne (ASC) en septembre 2026. Cette annonce, révélée par Le Figaro le 6 juillet 2026, intervient alors que Hansen s’apprête à entamer une nouvelle phase de sa carrière, tout en restant réserviste au sein de l’Aviation royale canadienne.

Selon l’ASC, cette décision s’inscrit dans la poursuite de « nouvelles opportunités professionnelles ». Hansen, qui était devenu le premier non-Américain à survoler la face cachée de la Lune, met ainsi un terme à une aventure spatiale qui a débuté avec sa sélection parmi les astronautes canadiens en 2009. À 50 ans, cet ancien pilote de chasse a marqué les esprits en participant à la première mission habitée vers la Lune depuis plus de 50 ans, aux côtés de ses coéquipiers américains Reid Wiseman, Christina Koch et Victor Glover.

Ce qu'il faut retenir

  • Jeremy Hansen quittera l’Agence spatiale canadienne en septembre 2026 pour de nouvelles opportunités professionnelles.
  • Il restera réserviste au sein de l’Aviation royale canadienne après son départ de l’ASC.
  • Artemis 2, lancée le 1er avril depuis la Floride, était la première mission habitée à survoler la Lune depuis Apollo 17 en 1972.
  • Hansen est devenu le premier Canadien à survoler la face cachée de la Lune, un exploit salué par le Premier ministre canadien Mark Carney.
  • La mission a permis de collecter des centaines de gigaoctets de données scientifiques.

Une mission historique pour le Canada dans l’exploration spatiale

Partie le 1er avril 2026 depuis le centre spatial Kennedy en Floride, la mission Artemis 2 avait pour objectif de réaliser un survol habité de la Lune, une première depuis la dernière mission Apollo en décembre 1972. À bord, Jeremy Hansen a non seulement marqué l’histoire du Canada, mais aussi prouvé la capacité du pays à jouer un rôle clé dans les missions d’exploration spatiale de la NASA.

« Lors de la récente mission historique Artemis II, Jeremy Hansen a rapproché les Canadiens de la Lune et montré au monde entier le rôle du Canada dans le domaine de l’exploration spatiale habitée », a souligné l’Agence spatiale canadienne dans un communiqué. Cette mission a permis de valider les technologies nécessaires pour les futures missions lunaires, tout en ouvrant la voie à une participation canadienne accrue dans les programmes Artemis.

Pendant ce périple, l’équipage a rapporté des centaines de gigaoctets de données, essentielles pour préparer les prochaines étapes du programme lunaire américain. Hansen, qui effectuait son premier vol spatial, a également réalisé des expériences scientifiques en microgravité et documenté la surface lunaire avec des images et des vidéos haute résolution.

Un parcours marqué par l’excellence et l’innovation

Ancien pilote de chasse au sein de l’Aviation royale canadienne, Jeremy Hansen a été sélectionné comme astronaute en 2009. Avant Artemis 2, il avait déjà accumulé une expérience significative dans le domaine spatial, notamment en participant à des simulations de missions et en servant de capcom (communicateur de capsule) pour la Station spatiale internationale (ISS).

Son rôle dans Artemis 2 a été salué par le Premier ministre canadien Mark Carney, qui a déclaré : « Il est entré dans l’Histoire en devenant le premier Canadien à s’aventurer sur la face cachée de la Lune ». Cette reconnaissance illustre l’importance stratégique du Canada dans les missions lunaires, notamment grâce à sa contribution au module de service européen de la capsule Orion et à son expertise en robotique spatiale.

Cette mission a également permis de renforcer la coopération entre le Canada et les États-Unis dans le domaine spatial. Ottawa a réaffirmé son engagement à investir dans l’exploration lunaire, avec un budget supplémentaire de 2,5 milliards de dollars canadiens alloué jusqu’en 2030 pour soutenir les initiatives liées à Artemis.

Un départ qui ouvre de nouvelles perspectives

Alors que Jeremy Hansen quitte l’ASC, son avenir professionnel reste à préciser. Selon les informations disponibles, il pourrait se tourner vers des rôles dans l’industrie aérospatiale privée, le secteur académique ou même une participation à des missions futures vers la Lune ou Mars. L’ASC a confirmé qu’il resterait réserviste dans les forces armées canadiennes, ce qui laisse la porte ouverte à un retour éventuel dans le domaine spatial.

Cette transition reflète une tendance croissante chez les astronautes ayant accompli des missions emblématiques : celle de diversifier leurs parcours professionnels tout en restant actifs dans leur domaine d’origine. Hansen lui-même a indiqué que cette décision était motivée par l’envie de « poursuivre de nouvelles opportunités » tout en continuant à servir son pays sous une autre forme.

Et maintenant ?

Le départ de Jeremy Hansen de l’ASC laisse un vide dans l’équipe canadienne d’astronautes, mais l’Agence spatiale canadienne a déjà commencé à préparer la relève. Une nouvelle sélection d’astronautes est attendue d’ici la fin de l’année 2026, avec un accent mis sur la diversité et l’expertise technique.

Par ailleurs, le Canada reste engagé dans le programme Artemis jusqu’en 2030, avec des missions prévues pour envoyer des astronautes canadiens sur la surface lunaire. La question d’un successeur à Hansen dans le rôle de figure emblématique de l’exploration lunaire canadienne sera donc au cœur des prochaines années.

L’héritage d’Artemis 2 et l’avenir du Canada dans l’espace

Au-delà de l’exploit individuel de Jeremy Hansen, la mission Artemis 2 a confirmé le rôle central du Canada dans l’exploration spatiale habitée. Grâce à ses contributions technologiques et humaines, le pays s’impose comme un partenaire incontournable de la NASA, aux côtés de l’Europe et du Japon.

Les données collectées lors de cette mission permettront de préparer Artemis 3, prévue pour 2027, qui verra les premiers astronautes se poser sur la Lune depuis 1972. Le Canada, qui fournira le bras robotique Canadarm3 pour la station lunaire Gateway, jouera un rôle clé dans ces futures étapes.

Alors que Jeremy Hansen tourne une page de sa carrière, son héritage restera associé à cette mission historique. Son départ marque aussi le début d’une nouvelle phase pour le Canada, qui devra consolider sa place parmi les grandes nations spatiales.

Pour l’heure, l’équipage d’Artemis 2 continue de partager son expérience à travers des conférences et des publications, tandis que les agences spatiales préparent déjà les prochaines étapes. Une chose est sûre : l’aventure lunaire, pour laquelle Hansen a tant œuvré, ne fait que commencer.

Jeremy Hansen était l’un des quatre membres de l’équipage de la mission Artemis 2. En tant que spécialiste de mission, il a participé aux opérations à bord de la capsule Orion, contribué aux expériences scientifiques et documenté la surface lunaire. Il est également devenu le premier non-Américain à survoler la face cachée de la Lune.