Certains jus de fruits pourraient contribuer à réduire le taux de cholestérol LDL et les inflammations chroniques, selon une spécialiste interrogée par Top Santé. Entre le jus de tomate et celui d’ananas, les choix les plus efficaces et les quantités à consommer ont été détaillés par une diététicienne, qui met aussi en garde contre les excès possibles.

Ce qu'il faut retenir

  • Le jus de tomate est cité pour ses propriétés anti-inflammatoires et sa teneur en lycopène, un antioxydant bénéfique pour le cholestérol LDL.
  • Le jus d’ananas, riche en bromélaïne, pourrait aussi aider à réduire les inflammations.
  • Une consommation modérée de 200 à 250 ml par jour est recommandée pour éviter les effets indésirables.
  • Les précautions incluent la vérification des sucres ajoutés dans les jus industriels et la préférence pour les versions fraîchement pressées.
  • Ces boissons ne remplacent pas une alimentation équilibrée, mais peuvent compléter une stratégie anti-inflammatoire.

Le jus de tomate, un allié contre le cholestérol LDL

Le jus de tomate figure parmi les boissons les plus plébiscitées pour ses bienfaits sur la santé cardiovasculaire. Selon Top Santé, son principal atout réside dans sa teneur en lycopène, un pigment antioxydant qui contribuerait à diminuer le taux de cholestérol LDL, souvent qualifié de « mauvais cholestérol ». Une diététicienne citée par le magazine précise que ce composé agit en neutralisant les radicaux libres, réduisant ainsi l’inflammation dans les artères. Top Santé rappelle que des études ont montré une corrélation entre une consommation régulière de lycopène et une amélioration des marqueurs inflammatoires.

Pour bénéficier de ces effets, il est conseillé de consommer du jus de tomate sans sucre ajouté. Les versions industrielles, souvent sucrées ou salées, pourraient en effet annuler les bénéfices. La spécialiste recommande de privilégier les jus maison ou les versions bio, moins susceptibles de contenir des additifs. « Un verre de 200 ml par jour peut être intégré dans une routine alimentaire saine, à condition de ne pas dépasser cette quantité », a-t-elle indiqué.

L’ananas, une alternative riche en bromélaïne

Autre option mise en avant : le jus d’ananas. Ce fruit exotique contient de la bromélaïne, une enzyme aux propriétés anti-inflammatoires reconnues. D’après Top Santé, cette substance pourrait aider à réduire les douleurs articulaires et les inflammations chroniques, comme celles liées à l’arthrose ou aux maladies auto-immunes. La diététicienne interrogée souligne que la bromélaïne favorise également la digestion et limite les ballonnements, un avantage supplémentaire pour les consommateurs.

Comme pour le jus de tomate, la quantité joue un rôle clé. Une portion de 200 à 250 ml par jour est jugée optimale, au-delà de laquelle les effets pourraient s’inverser. Les jus d’ananas industriels, souvent dilués avec du sucre ou des conservateurs, sont à éviter. La spécialiste conseille de vérifier les étiquettes : « Un jus d’ananas pur à 100 %, sans additifs, est idéal. Sinon, mieux vaut opter pour le fruit frais pressé soi-même », a-t-elle précisé.

Les précautions à prendre avec les jus de fruits

Si ces deux jus de fruits présentent des atouts, leur consommation doit rester encadrée. D’après Top Santé, les jus de fruits, même naturels, restent riches en sucres naturels (fructose), dont un excès peut favoriser la prise de poids ou perturber la glycémie. La diététicienne recommande de ne pas les substituer aux fruits entiers, dont les fibres ralentissent l’absorption des sucres. « Les fibres sont essentielles pour modérer l’impact glycémique. Un jus, même pressé à froid, en est dépourvu », a-t-elle expliqué.

Autre point de vigilance : les interactions médicamenteuses. La bromélaïne, par exemple, peut potentialiser l’effet des anticoagulants. Les personnes sous traitement doivent donc consulter un professionnel de santé avant d’intégrer ces boissons à leur régime. Enfin, Top Santé rappelle que ces jus ne constituent qu’un complément et ne remplacent pas une alimentation variée, riche en légumes, céréales complètes et protéines maigres.

Et maintenant ?

Les recherches sur les bienfaits des jus de fruits se poursuivent, notamment pour évaluer leur impact à long terme sur les maladies inflammatoires chroniques. Une étude pilote, dont les résultats sont attendus pour fin 2026, pourrait apporter des précisions sur les doses optimales de lycopène et de bromélaïne. En attendant, les nutritionnistes recommandent de tester ces boissons avec modération et d’observer leur effet sur son propre métabolisme.

Reste à voir si les futures recommandations officielles intégreront ces jus dans les stratégies de prévention cardiovasculaire. Pour l’heure, leur consommation doit s’inscrire dans une approche globale, où l’équilibre et la variété restent les maîtres-mots.