Selon Le Figaro, la Mauricienne Kim Le Court-Pienaar (AG Insurance-Soudal) a remporté la sixième étape du Tour de France femmes, ce jeudi 7 août 2026, entre Montbrison et Tournon-sur-Rhône, après un sprint disputé dans un final technique. La coureuse, déjà victorieuse sur l’épreuve en 2025, a devancé la Française Cédrine Kerbaol (EF Education-Oatly) et la Néerlandaise Puck Pieterse (Fenix-Premier Tech) pour s’imposer avec autorité.
Ce qu'il faut retenir
- Kim Le Court-Pienaar l’emporte en solitaire devant Kerbaol et Pieterse, confirmant son statut de puncheuse redoutable en fin d’étape.
- Le classement général reste dominé par la Suissesse Marlen Reusser (Movistar), toujours en jaune à 24 heures de l’arrivée finale.
- Pauline Ferrand-Prévot termine 16e de l’étape et voit ses espoirs de doublé s’éloigner après un contre-la-montre difficile mardi et une étape en Ardèche où elle a perdu plus de cinq minutes.
- L’étape, marquée par six ascensions dont le col de Lalouvesc (8,6 km à 5 %) et la côte de Boucieu-le-Roi (3,8 km à 5,7 %), a vu une échappée réduite à huit coureuses dans les derniers kilomètres.
- Célia Gery (FDJ United-Suez), élue « la plus combative » à domicile, a animé la course avant de s’incliner dans le sprint final.
- Le maillot à pois est toujours porté par Puck Pieterse, qui a remporté le point bonus au sommet de la côte de Boucieu-le-Roi.
Une victoire en puncheuse pour Le Court-Pienaar
Dès les premiers kilomètres de l’étape, un groupe de six fuyardes s’est détaché du peloton, comptant jusqu’à deux minutes d’avance. Parmi elles, la Française Juliette Berthet (Cofidis) et la Néerlandaise Riejanne Markus (Lidl-Trek) ont tenté de creuser l’écart, mais le peloton, mené par les équipes des favorites, a réduit progressivement l’écart. À 9 kilomètres de l’arrivée, Kim Le Court-Pienaar et Markus ont rejoint l’échappée, formant un groupe de huit coureuses en tête.
Dans les derniers kilomètres, alors que le peloton abordait la descente finale vers Tournon-sur-Rhône, Le Court-Pienaar a lancé une attaque décisive à 2 kilomètres de la ligne. Malgré les tentatives de reprise d’Elisa Longo Borghini (Canyon-Sram), la Mauricienne a maintenu son avance pour franchir la ligne en vainqueur, avec six secondes d’avance sur Kerbaol et Pieterse. « C’est une étape que je voulais gagner depuis le début. Le parcours était parfait pour moi, et l’équipe a tout fait pour me placer dans les meilleures conditions », a-t-elle déclaré après l’arrivée.
Ferrand-Prévot en difficulté, le maillot jaune toujours hors de portée
Comme le rapporte Le Figaro, Pauline Ferrand-Prévot a une nouvelle fois déçu dans cette sixième étape. La tenante du titre, déjà en perdition mardi lors du contre-la-montre (elle avait alors perdu près de deux minutes sur Marlen Reusser), a terminé 16e de l’étape, à plus de cinq minutes de la Suissesse, toujours en tête du classement général. « C’est irrécupérable. Les écarts se creusent trop vite, et je n’ai plus les jambes pour revenir », a-t-elle concédé lors de l’étape.
Son abandon de fait dans la course au maillot jaune s’explique aussi par les difficultés physiques rencontrées ces derniers jours. Après une saison 2025 marquée par une domination sans partage, Ferrand-Prévot peine à retrouver son niveau de forme optimal. Son équipe, la FDJ United-Suez, a tenté de limiter les dégâts en plaçant Célia Gery dans les échappées, mais la championne de France a dû se contenter de la cinquième place au classement de l’étape.
Pieterse confirme sa polyvalence, Gery brille à domicile
Puck Pieterse (Fenix-Premier Tech), porteuse du maillot à pois, a une nouvelle fois montré son adaptabilité en remportant le point bonus au sommet de la côte de Boucieu-le-Roi, avant de terminer quatrième de l’étape. La Néerlandaise, déjà victorieuse sur la troisième étape à Mâcon, confirme son statut de leader du classement par points. « Je savais que le parcours me convenait. Gagner des points ici est essentiel pour garder le maillot à pois », a-t-elle indiqué après la course.
Célia Gery, de son côté, a animé la course en attaquant à plusieurs reprises, notamment dans les derniers kilomètres. Son engagement a été salué par le public ardéchois, et elle a été récompensée par le titre de « plus combative » de l’étape. « C’est un honneur de représenter la région à domicile. Même si la victoire m’a échappé, je suis fière de ce que j’ai fait », a-t-elle souligné lors de la cérémonie du podium.
Le classement général et les prochaines échéances
Au classement général, Marlen Reusser (Movistar) conserve logiquement son maillot jaune, avec douze secondes d’avance sur Demi Vollering (FDJ United-Suez) et 1 minute 17 sur Kasia Niewiadoma-Phinney (Canyon-Sram). Elisa Longo Borghini (UAE L’Imad) complète le top 5 à 2 minutes 28 de la Suissesse. Vollering, qui a remporté la cinquième étape mercredi, reste donc en embuscade pour le classement final.
Le Tour de France femmes arrive désormais à sa conclusion avec une dernière étape entre Saint-Étienne et les hauteurs du Pilat, vendredi 8 août. Le parcours, long de 100 kilomètres, comptera deux difficultés majeures : la côte de la Croix de Chaubouret (6,2 km à 6,8 %) et l’arrivée en altitude à Saint-Régis-du-Coin. Les favorites devraient s’affronter une dernière fois avant le sacre final à Lyon, dimanche.
La dernière étape, vendredi, s’annonce décisive. Les coureuses devront attaquer fort dans la côte de la Croix de Chaubouret pour tenter de creuser des écarts avant le final. Les équipes Movistar et FDJ United-Suez, déjà bien placées au classement général, pourraient privilégier une stratégie défensive, tandis que Canyon-Sram ou UAE L’Imad pourraient tenter de surprendre.
Rendez-vous est donc donné vendredi pour cette ultime bataille avant la cérémonie de clôture à Lyon, dimanche 10 août 2026.
Selon Le Figaro, Pauline Ferrand-Prévot a subi deux revers consécutifs : un contre-la-montre difficile mardi où elle a perdu près de deux minutes sur Marlen Reusser, puis une étape en Ardèche où elle a terminé 16e à plus de cinq minutes de la Suissesse. Ses difficultés physiques, déjà visibles en début de saison, l’ont empêchée de revenir dans la course. « Les écarts se creusent trop vite, et je n’ai plus les jambes pour revenir », a-t-elle expliqué après l’étape.
La septième et dernière étape, prévue vendredi 8 août 2026 entre Saint-Étienne et Saint-Régis-du-Coin, comptera deux difficultés majeures : la côte de la Croix de Chaubouret (6,2 km à 6,8 %) et une arrivée en altitude. Ce parcours, typique des courses de montagne, devrait favoriser les grimpeuses pures et permettre aux favorites encore en lice de creuser des écarts avant l’arrivée à Lyon.