La Côte d'Ivoire, pays invité d'honneur du Salon de l'agriculture de Paris cette année, est le premier producteur mondial de cacao, avec une production qui représente une part importante de son économie. Mais en exportant ses fèves, le pays laisse s'échapper une bonne partie de la valeur créée au cours de la transformation du cacao en tablettes de chocolat.

C'est dans ce contexte que la Côte d'Ivoire souhaite développer son industrie chocolatière pour bénéficier davantage de la valeur ajoutée de ce produit. Selon les autorités ivoiriennes, le pays doit « faire partie de notre patrimoine » et profiter pleinement de ses ressources naturelles.

Le contexte économique

La Côte d'Ivoire est le premier producteur mondial de cacao, avec une production qui représente environ 30% de la production mondiale. Le cacao est l'un des principaux produits d'exportation du pays, mais la majeure partie de la valeur créée lors de la transformation du cacao en chocolat bénéficie aux pays importateurs. C'est pourquoi la Côte d'Ivoire cherche à développer son industrie chocolatière pour accroître sa part du marché.

Le gouvernement ivoirien a déjà pris des mesures pour encourager l'investissement dans l'industrie chocolatière, notamment en créant des zones franches pour les entreprises qui souhaitent s'installer dans le pays. Les autorités espèrent que ces mesures permettront d'attirer davantage d'investissements étrangers et de créer des emplois pour les jeunes Ivoiriens.

Les défis à relever

Malgré les efforts du gouvernement, la Côte d'Ivoire rencontre encore des difficultés pour développer son industrie chocolatière. L'un des principaux défis est la concurrence des pays importateurs de cacao, qui ont déjà une industrie chocolatière bien établie. Les entreprises ivoiriennes doivent également faire face à des coûts de production élevés et à des difficultés pour accéder aux marchés internationaux.

Cependant, les autorités ivoiriennes sont optimistes quant à l'avenir de l'industrie chocolatière du pays. Elles estiment que la Côte d'Ivoire a un avantage compétitif important, notamment en raison de la qualité de son cacao, et que les entreprises ivoiriennes peuvent bénéficier de la demande croissante de chocolat de qualité sur les marchés internationaux.

Les prochaines étapes

Les autorités ivoiriennes ont annoncé des plans pour développer l'industrie chocolatière du pays, notamment en créant des programmes de formation pour les entrepreneurs et les agriculteurs. Elles espèrent également attirer davantage d'investissements étrangers pour financer la création de nouvelles usines de transformation du cacao.

Le Salon de l'agriculture de Paris, qui se tiendra cette année, sera une occasion importante pour la Côte d'Ivoire de promouvoir son industrie chocolatière et de rencontrer des investisseurs potentiels. Les autorités ivoiriennes espèrent que cette manifestation permettra de donner une visibilité internationale à leur pays et de créer des opportunités pour les entreprises ivoiriennes.

En conclusion, la Côte d'Ivoire cherche à accroître sa part du marché du chocolat en développant son industrie chocolatière. Malgré les défis à relever, les autorités ivoiriennes sont optimistes quant à l'avenir de ce secteur et ont déjà pris des mesures pour encourager l'investissement et créer des emplois. Les prochaines étapes seront importantes pour déterminer si la Côte d'Ivoire peut réussir à développer une industrie chocolatière compétitive et bénéficier pleinement de la valeur ajoutée de ce produit.

Les principaux défis pour la Côte d'Ivoire sont la concurrence des pays importateurs de cacao, les coûts de production élevés et les difficultés pour accéder aux marchés internationaux.