Alors que s’ouvre ce jeudi 18 juin 2026 le Mondial 2026, marqué par des critiques environnementales inédites, Reporterre organisait mercredi 17 juin une soirée-débat à Montreuil pour interroger l’avenir du football. Intitulée « Ramener la Coupe à la raison ! Un autre football est-il possible ? », cette rencontre, animée par Alexandre-Reza Kokabi, journaliste à Reporterre, a réuni plusieurs intervenants pour discuter des enjeux écologiques et sociétaux liés à l’événement.
Ce qu'il faut retenir
- Reporterre a organisé le 17 juin 2026 une soirée-débat à Montreuil pour discuter de l’impact environnemental du Mondial 2026
- L’événement, intitulé « Ramener la Coupe à la raison ! Un autre football est-il possible ? », était animé par Alexandre-Reza Kokabi
- Le Mondial 2026 est présenté comme le plus impactant sur le plan écologique de l’histoire du football
- Le débat s’inscrit dans une réflexion plus large sur la place du sport dans la transition écologique
Un Mondial sous le feu des critiques environnementales
Selon Reporterre, le Mondial 2026 s’annonce comme le plus polluant de l’histoire du football. Entre les déplacements massifs, l’organisation sur plusieurs continents et l’empreinte carbone liée aux infrastructures, les organisateurs et les observateurs soulignent les défis posés par cet événement planétaire. Ces critiques ne sont pas nouvelles, mais elles prennent une ampleur particulière cette année, à l’heure où la pression sur les grands événements sportifs pour réduire leur impact écologique s’intensifie.
La soirée-débat de Reporterre s’est tenue la veille du coup d’envoi officiel, dans un lieu symbolique : l’Aeri de Montreuil, en Seine-Saint-Denis. Ce choix n’est pas anodin. Le département, déjà marqué par l’organisation de grands événements comme les Jeux Olympiques de 2024, illustre les tensions entre développement urbain, écologie et sport. Pour les organisateurs, il s’agissait d’offrir un espace de discussion sur les alternatives possibles, alors que les fédérations et les sponsors sont souvent pointés du doigt pour leur manque d’ambition climatique.
Football et écologie : un terrain de lutte en mutation
Comme le rapporte Reporterre, le football a toujours été un terrain de luttes, que ce soit sur le plan social, politique ou désormais écologique. Cette soirée-débat s’inscrit dans cette tradition, en interrogeant la capacité du sport roi à se réinventer. Plusieurs intervenants ont échangé sur les pistes pour « ramener la Coupe à la raison », notamment en repensant les déplacements, les stades ou encore les partenariats avec les entreprises polluantes. Certains ont souligné l’urgence d’intégrer des critères environnementaux stricts dans l’attribution des compétitions futures.
« Le football peut être un levier de transformation, mais il doit d’abord accepter de se remettre en question », a indiqué l’un des participants, dont Reporterre a retransmis les propos. Pour autant, les obstacles restent nombreux : intérêts économiques, pression des sponsors, ou encore inertie des instances dirigeantes. Le débat a aussi révélé des divergences sur les solutions à mettre en œuvre, entre ceux qui prônent une réforme progressive et ceux qui appellent à une rupture radicale.
L’après-Mondial : quelles suites pour le football de demain ?
La soirée organisée par Reporterre ne se contentait pas de critiquer : elle proposait des pistes concrètes. Parmi les idées évoquées, la limitation des déplacements aériens, la mutualisation des stades entre plusieurs pays ou encore la généralisation des énergies renouvelables dans les enceintes sportives. Autant de mesures qui, si elles étaient appliquées, pourraient réduire significativement l’empreinte carbone du football mondial. Pourtant, leur mise en œuvre dépendra largement de la volonté des instances dirigeantes, comme la FIFA ou les fédérations nationales.
Pour les organisateurs, cette soirée était aussi l’occasion de rappeler que le football, en tant que phénomène culturel et social, a un rôle à jouer dans la transition écologique. « On ne peut plus ignorer l’impact du sport sur la planète. Si le Mondial 2026 est un échec sur le plan environnemental, il doit au moins servir de leçon pour l’avenir », a résumé Alexandre-Reza Kokabi, avant d’ajouter : « La Coupe du monde de 2030 ou 2034 aura intérêt à tirer les enseignements de cette édition. »
Au-delà du football, cette réflexion s’inscrit dans un mouvement plus large, où le sport est de plus en plus questionné sur sa compatibilité avec les impératifs écologiques. Les prochaines années diront si le Mondial 2026 restera dans l’histoire comme un symbole de l’échec environnemental… ou comme un tournant.
Selon Reporterre, les principales critiques portent sur l’empreinte carbone liée aux déplacements massifs, à l’organisation sur trois continents (États-Unis, Canada, Mexique) et à la construction de nouvelles infrastructures, souvent énergivores. L’événement est présenté comme le plus polluant de l’histoire du football.