La Coupe du monde de football, qui débute jeudi 11 juin, risque de prendre une dimension politique avec Donald Trump sur le devant de la scène, selon Franceinfo - Sport. Le président américain semble être devenu le véritable patron de la compétition, avec une influence significative sur la Fifa et son président, Gianni Infantino.
Le locataire de la Maison Blanche a placé ses proches aux postes clés, notamment son gendre, Jared Kushner, qui a joué un rôle important dans l'obtention de l'organisation de la Coupe du monde par les États-Unis. De plus, Andrew Giuliani, fils de l'ancien maire de New York Rudy Giuliani, dirige une « task force » qui rend des comptes directement à la Maison Blanche.
Ce qu'il faut retenir
- La Coupe du monde de football débute jeudi 11 juin.
- Donald Trump seems to be the real boss of the competition.
- Le président américain a placé ses proches aux postes clés.
- La Fifa et son président, Gianni Infantino, semblent être sous l'influence de Donald Trump.
L'influence de Donald Trump sur la Coupe du monde
La présence de Donald Trump à la Coupe du monde est attendue avec impatience, notamment lors du match entre les États-Unis et le Paraguay, qui se disputera à Los Angeles. Le président américain a déjà fait savoir qu'il ne serait pas présent lors du match d'ouverture, qui se tiendra au stade Aztèque de Mexico, aux côtés de la présidente mexicaine Claudia Sheinbaum et du président de la Fifa, Gianni Infantino.
Les calculs de la journaliste Sophia Cai, qui couvre à la fois la Maison Blanche et la Fifa pour le média américain Politico, révèlent que Gianni Infantino est l'hôte le plus présent au Bureau ovale sous le deuxième mandat de Donald Trump. Le patron de la Fifa a même fait installer les bureaux américains de la Fifa à Miami, à proximité du golf de Mar-a-Lago, et son antenne new-yorkaise est située au 17e étage de la Trump Tower, à Manhattan.
Les réactions à l'influence de Donald Trump
Les réactions à l'influence de Donald Trump sur la Coupe du monde sont mitigées. Certains, comme l'ancien conseiller sport d'Emmanuel Macron, Cyril Mourin, estiment que la Fifa a compris que pendant quatre ans, elle est « l'hôte du pays qui organise l'événement ». D'autres, comme le magistrat allemand Hans-Joachim Eckert, ex-président de la chambre de jugement de la commission d'éthique de la Fifa, considèrent que l'influence de Donald Trump est « embarrassante » et que le sport est « instrumentalisé à des fins de mise en scène personnelle ».
Le cas de l'arbitre somalien Omar Abdulkadir Artan, qui a été refoulé aux États-Unis après onze heures d'interrogatoire, malgré ses « bons papiers et son bon visa », illustre les tensions entre la Fifa et les autorités américaines. Le patron de la Fifa, Gianni Infantino, a simplement commenté que « les Américains ont un problème avec son pays ».
En conclusion, la Coupe du monde de football est devenue un enjeu politique important pour Donald Trump, qui semble être devenu le véritable patron de la compétition. Les réactions à son influence sont mitigées, mais il est clair que la Fifa et son président, Gianni Infantino, sont sous la pression du président américain. Il reste à voir comment les choses évolueront dans les prochaines semaines et si la Coupe du monde de football pourra être disputée sans être influencée par les ambitions politiques de Donald Trump.