D'après Euronews FR, la présidente de la Cour pénale internationale (CPI), Tomoko Akane, ainsi que l'avocat principal Abdoulaye Seye, ont été sanctionnés par les États-Unis. Le secrétaire d'État américain, Marco Rubio, a indiqué que ces sanctions visaient des personnes qui s'étaient « directement » engagées « dans les efforts de la CPI pour enquêter sur, arrêter, détenir ou poursuivre des responsables dont le gouvernement n'a pas consenti à la compétence de la CPI ».

Marco Rubio a qualifié la CPI de « cour supranationale corrompue et irrémédiablement politisée », affirmant qu'elle avait « abusé de son autorité de manière malveillante et outrepassé son mandat », en cherchant à exercer son autorité sur des ressortissants des États-Unis et d'autres pays qui n'ont pas accepté sa compétence ni ratifié le Statut de Rome.

Ce qu'il faut retenir

  • Les États-Unis ont imposé des sanctions à la présidente de la CPI, Tomoko Akane, et à l'avocat principal Abdoulaye Seye.
  • La CPI a délivré un mandat d'arrêt contre le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou en novembre 2024.
  • Les États-Unis ont déjà imposé des sanctions à plusieurs membres de la cour, dont plusieurs juges.

La CPI a déclaré dans un communiqué que ces nouvelles sanctions « sapent l'État de droit ». « Quand des acteurs judiciaires sont menacés pour avoir appliqué la loi, c'est l'ordre juridique international lui-même qui est mis en danger », a-t-elle ajouté.

En juillet, le département d'État a annoncé son intention de lancer une campagne pour faire tomber la cour et « neutraliser systématiquement » sa « capacité à fonctionner ». Il a évoqué parmi les mesures possibles un renforcement des sanctions et des révocations de visas, ainsi que des interdictions de voyage visant le personnel de la CPI.

Et maintenant ?

Les prochaines étapes attendues consistent en une réaction plus ferme de la CPI et de la communauté internationale face aux sanctions américaines. Les États-Unis devraient continuer à faire pression sur la CPI pour qu'elle cesse ses activités, ce qui pourrait avoir des conséquences sur l'ordre juridique international.

La situation devrait se poursuivre dans les semaines à venir, avec des développements potentiels qui pourraient avoir des implications significatives pour la CPI et la communauté internationale.