La Banque de France anticipe une croissance modeste de 0,2 % du produit intérieur brut (PIB) français au troisième trimestre, selon une enquête publiée mardi, comme le rapporte BFM Business. Cette prévision est soutenue par un dynamisme des services marchands, mais plusieurs aléas, dont de nouvelles vagues de chaleur, pourraient peser sur cette prévision.
Le PIB progresserait, entre juillet et septembre, au même rythme qu'au trimestre précédent, selon la Banque de France. Mais cette prévision reste « sujette à une incertitude importante », précise-t-elle. L'effet de nouvelles vagues de chaleur pourrait la remettre en cause, alors que la sécheresse continue de s'aggraver en France et que deux tiers des nappes phréatiques présentent des niveaux sous les normales début août.
Ce qu'il faut retenir
- La croissance du PIB français est prévue à 0,2 % au troisième trimestre.
- La prévision est soutenue par un dynamisme des services marchands.
- Les nouvelles vagues de chaleur pourraient peser sur cette prévision.
- La sécheresse continue de s'aggraver en France.
- Deux tiers des nappes phréatiques présentent des niveaux sous les normales début août.
Contexte économique
L'activité a continué de progresser en juillet dans l'industrie, mais à un rythme ralenti et inférieur aux attentes des chefs d'entreprises, selon cette enquête qui s'appuie sur les réponses de 8 500 d'entre eux. L'habillement-textile a notamment souffert d'une « faiblesse des ventes lors des soldes d'été », et l'aéronautique a subi un « recul ponctuel de la production » alors que des « tensions persistantes » peuvent entraver certains approvisionnements.
La production industrielle a toutefois pu compter sur des investissements technologiques, énergétiques, et dans le secteur de la défense. « Les équipements électriques continuent de bénéficier du développement des centres de données (data centers) et de l'électrification des infrastructures », relève notamment la Banque de France.
Services marchands et bâtiment
L'activité a aussi progressé lentement dans les services marchands. Si la réparation automobile et l'hébergement tirent parti de la saison touristique, « la restauration et les loisirs sont pénalisés par les fortes chaleurs et les arbitrages de consommation ».
Le bâtiment n'a pas été épargné par les vagues de chaleur répétées, mais l'activité a été maintenue, notamment grâce au dynamisme du second oeuvre et en particulier des travaux de climatisation, notamment à la faveur d'une demande en équipements de bâtiments publics.
Prévisions et incertitudes
Les chefs d'entreprises interrogés restent plutôt optimistes pour août dans l'industrie, le bâtiment, et, plus modérément, dans les services marchands. La Banque de France s'attend à un rebond dans l'énergie au troisième trimestre après six mois de repli, porté par la consommation croissante d'électricité pendant les vagues de chaleur.
L'activité dans la construction continuerait son recul, estime-t-elle. La prévision est légèrement plus optimiste que la plus récente de l'Insee, diffusée en juin, et qui table sur une croissance du PIB de 0,1 % au troisième trimestre.
En résumé, la croissance du PIB français au troisième trimestre est prévue à 0,2 % selon la Banque de France, mais cette prévision est sujette à des incertitudes, notamment liées aux vagues de chaleur et à la sécheresse. Les prochaines semaines seront importantes pour évaluer l'impact de ces facteurs sur l'économie française.