En Corée du Sud, la famille héritière de Samsung a récemment effectué le plus gros paiement d'impôt sur les successions de l'histoire du pays, d'un montant de 7 milliards d'euros, suite au décès en 2020 du président de l'entreprise, Lee Kun-hee, comme l'indique Courrier International. Cette somme représente un total de 12 000 milliards de wons versés sur cinq ans. Les héritiers, comprenant la veuve du défunt, Hong Ra-hee, et ses enfants Lee Jae-yong, Lee Boo-jin et Lee Seo-hyun, ont tenu leur engagement en remplissant leurs obligations fiscales, conformément à la loi coréenne. Cette famille avait hérité de 26 000 milliards de wons (15 milliards d'euros) à la suite du décès du président de Samsung en 2020. Ils ont souligné que payer ces impôts était un devoir citoyen et ont ainsi respecté les délais pour s'acquitter de cette dette fiscale.

Le conglomérat Samsung, fondé en 1938 par Lee Byung-chul, grand-père de l'actuel président de l'entreprise, a été au centre de cette transaction fiscale majeure. La taxation sur les successions en Corée du Sud atteint un taux maximal de 50 %, plaçant le pays parmi les plus élevés de l'OCDE. Il est même possible d'ajouter une surtaxe pour les principaux actionnaires, augmentant ainsi le taux à 60 %. Cette contribution fiscale a représenté 0,6 % du PIB coréen, soit six fois la moyenne de l'OCDE, où la France occupe la première place en la matière.

Samsung a souligné que le montant versé équivaut à 1,5 fois les recettes fiscales totales provenant des droits de succession en Corée du Sud pour l'année 2024. Cette transaction a été scrutée de près par les investisseurs qui se questionnaient sur la capacité de la famille Lee à maintenir le contrôle de l'entreprise. La fortune de cette famille est estimée à plus de 45 milliards de dollars (52,7 milliards d'euros) et a connu une croissance significative, en partie due à la demande croissante de semi-conducteurs pour l'intelligence artificielle, selon l'indice des milliardaires de Bloomberg.

Ce qu'il faut retenir

  • La famille héritière de Samsung a payé 7 milliards d'euros de droits de succession, un record en Corée du Sud.
  • Le paiement s'élève à un total de 12 000 milliards de wons sur cinq ans, conformément à la loi fiscale coréenne.
  • La taxation sur les successions en Corée du Sud peut atteindre 50 %, avec une possibilité de surtaxe pour les principaux actionnaires portant le taux à 60 %.

Le poids de la fiscalité en Corée du Sud

Le montant record payé par la famille héritière de Samsung a soulevé des questions sur le système fiscal coréen, incitant à une réévaluation de la législation en vigueur. La taxation élevée sur les successions a un impact significatif sur l'économie du pays, dépassant largement la moyenne des pays de l'OCDE. Ce paiement exceptionnel a donc attiré l'attention sur les enjeux de la fiscalité des successions en Corée du Sud et sur les implications pour les grandes fortunes du pays.

Les enjeux pour l'avenir de Samsung

La capacité de la famille Lee à maintenir le contrôle de Samsung malgré ces importantes obligations fiscales reste un point d'interrogation pour les observateurs du marché. La croissance continue de la richesse familiale, associée à l'évolution du secteur des semi-conducteurs et de l'intelligence artificielle, soulève des questions sur l'avenir de l'entreprise et sur les défis à relever pour assurer sa pérennité.

Et maintenant ?

Les prochaines étapes pour la famille héritière de Samsung et pour l'entreprise elle-même seront scrutées de près par les investisseurs et les autorités. La gestion de la succession et la stratégie fiscale future de Samsung restent des points clés à surveiller dans les mois à venir.