La Fédération irlandaise de football (FAI) a annoncé, dans un communiqué publié ces dernières heures, qu’elle retirait son soutien à Gianni Infantino et qu’elle ne voterait pas en sa faveur lors de la prochaine élection pour la présidence de la Fifa, prévue l’année prochaine. Cette décision marque un tournant dans le paysage footballistique international, alors que le dirigeant italo-suisse brigue un troisième mandat à la tête de l’instance dirigeante du football mondial.
Ce qu'il faut retenir
- La FAI retire son soutien à Gianni Infantino pour sa réélection à la présidence de la Fifa en 2027.
- L’Irlande ne votera pas en faveur du dirigeant italo-suisse lors du scrutin à venir.
- Cette décision s’inscrit dans un contexte de tensions croissantes autour de la gouvernance de la Fifa.
- Le communiqué de la FAI souligne un besoin de changement à la tête de l’instance.
- Gianni Infantino, en poste depuis 2016, cherche à obtenir un troisième mandat.
Selon nos confrères de Ouest France, la décision de la FAI a été motivée par une volonté de rompre avec la gestion actuelle de la Fifa. Dans son communiqué, la fédération irlandaise estime que « il est temps que ça change », une phrase qui résume l’état d’esprit général de ses dirigeants. Cette prise de position intervient alors que les critiques envers Gianni Infantino se multiplient, notamment sur sa gestion des finances et des réformes internes.
La FAI rejoint ainsi d’autres fédérations nationales qui remettent en cause le leadership du président sortant. Parmi les points de friction récurrents, on retrouve la répartition des revenus commerciaux, la transparence des comptes et la gouvernance jugée opaque de l’institution. « Nous avons longtemps soutenu la Fifa, mais aujourd’hui, il est nécessaire de tourner la page », a déclaré un porte-parole de la fédération irlandaise, sans pour autant préciser si d’autres fédérations pourraient suivre son exemple.
Un contexte international marqué par les tensions
La candidature de Gianni Infantino pour un troisième mandat s’inscrit dans un contexte particulièrement tendu. Depuis plusieurs mois, des voix s’élèvent pour critiquer sa gestion, notamment après la publication de rapports internes révélant des dysfonctionnements dans la répartition des fonds issus des droits télévisés. En 2025, la Fifa a distribué plus de 2 milliards de dollars aux fédérations membres, mais une partie de cette somme reste sujette à controverse en raison de l’opacité des critères de répartition.
La FAI n’est pas la première fédération à exprimer son mécontentement. En 2024, la Fédération norvégienne avait déjà menacé de boycotter les instances dirigeantes, avant de revenir partiellement sur sa position. Cette fois, l’Irlande semble déterminée à franchir un cap, même si les conséquences politiques de cette décision restent encore incertaines. « Nous ne pouvons plus fermer les yeux sur les manquements de la Fifa », a ajouté le porte-parole de la FAI, sans pour autant évoquer d’alternative claire.
Quelles pourraient être les conséquences de cette décision ?
Si la FAI maintient sa position, cela pourrait affaiblir la légitimité de Gianni Infantino lors du scrutin de 2027. Les fédérations européennes, souvent influentes dans les instances de la Fifa, pourraient en effet suivre le mouvement, ce qui compliquerait sérieusement sa réélection. À l’inverse, une partie des fédérations africaines et asiatiques reste traditionnellement favorable au président sortant, en raison des investissements importants réalisés sous son mandat dans le développement du football dans leurs régions.
La Fifa, de son côté, a réagi avec prudence à l’annonce de la FAI. Interrogé par Ouest France, un porte-parole de l’instance a rappelé que « la gouvernance de la Fifa est une question interne », tout en reconnaissant que des réformes étaient en cours. Cependant, aucune annonce concrète n’a été faite concernant un changement de direction ou une modification des statuts avant l’élection de 2027.
Cette crise met en lumière les défis auxquels la Fifa devra faire face dans les mois à venir, alors que le football mondial continue de se structurer sous l’impulsion de nouvelles compétitions et de nouveaux acteurs économiques. Pour l’instant, Gianni Infantino n’a pas officiellement réagi à la prise de position de la FAI, mais son camp devra sans doute affiner sa stratégie pour contrer cette opposition croissante.
Une chose est sûre : l’année 2027 s’annonce comme un moment charnière pour l’avenir de la Fifa et de son président.
Selon les éléments communiqués par la FAI, cette décision s’inscrit dans une volonté de changement à la tête de la Fifa. Le communiqué évoque notamment la nécessité de rompre avec la gestion actuelle, jugée opaque et peu transparente, notamment en matière de répartition des revenus et de gouvernance.
Plusieurs fédérations européennes, comme la Norvège ou les Pays-Bas, avaient déjà exprimé des réserves en 2024. Une réunion de l’UEFA en novembre 2026 pourrait permettre de faire le point sur une éventuelle coordination entre les fédérations critiques envers Gianni Infantino.