Un chat errant surnommé « Neuf Vies » a été abattu en Nouvelle-Zélande après avoir semé la terreur parmi la faune locale, selon Courrier International. Cette histoire a commencé en 2023, lorsque des sarcelles de Nouvelle-Zélande ont été retrouvées mortes dans la péninsule de Purerua, dans le nord de l’île du Nord.
Ce félin, dont la renommée a dépassé les frontières néo-zélandaises, avec même un documentaire consacré par la chaîne américaine CNN, était soupçonné d’avoir tué les trois quarts des pāteke, ou sarcelles de Nouvelle-Zélande, relâchés sur la péninsule de Purerua, ainsi qu’une multitude de poussins de kiwi, de geckos indigènes et d’autres espèces locales, comme le rapporte The Guardian.
Ce qu'il faut retenir
- Neuf Vies, un chat errant, a été abattu en Nouvelle-Zélande après avoir décimé la faune locale.
- Il était soupçonné d’avoir tué les trois quarts des pāteke relâchés sur la péninsule de Purerua.
- Les chats vivant à l’état sauvage représentent une menace majeure pour la faune néo-zélandaise.
La traque de Neuf Vies
La traque de Neuf Vies a été longue et difficile, selon Andrew Mentor, responsable local de la lutte contre les nuisibles. « C’était comme chercher une aiguille dans une botte de foin », a-t-il confié à Radio New Zealand (RNZ). « Il fallait passer des heures et des heures à attendre dans l’espoir qu’il se montre. »
Finalement, l’équipe d’Andrew Mentor a réussi à attirer l’animal à l’aide de saumon, de poulet frit et de lapin, d’après la correspondante du Guardian. Le 30 juillet, le chat a été piégé dans une cage puis tué « sans souffrir », assure le responsable.
Les conséquences de la présence de chats errants
Les chats vivant à l’état sauvage, estimés à environ 2,5 millions dans l’archipel, représentent une menace majeure pour la faune néo-zélandaise, notamment pour ses nombreuses espèces d’oiseaux endémiques, comme le rapporte Courrier International. Le gouvernement néo-zélandais envisage même de les éradiquer d’ici à 2050, une question qui fait débat dans le pays.
Les chats de compagnie, bien qu’étant eux aussi de redoutables prédateurs, ne sont pas visés. « Les chats de compagnie sont importants pour de très nombreuses personnes. Ce sont les chats errants que nous visons. Ils n’ont tout simplement pas leur place dans les ngahere (forêts) néo-zélandaises », assure Andrew Mentor à la RNZ.
La Nouvelle-Zélande doit maintenant se concentrer sur la protection de ses espèces endémiques et la gestion des populations de chats errants, un défi important pour préserver la biodiversité de l’archipel.