Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a annoncé ce mardi 9 juin 2026 une série de nouvelles sanctions visant les responsables de l’intensification de la colonisation et des violences en Cisjordanie. Selon RFI, ces mesures incluent notamment l’interdiction d’entrée sur le territoire français pour le ministre israélien des Finances, Bezalel Smotrich, ainsi que pour quatre responsables d’organisations de colons et 21 colons violents.
Ce qu'il faut retenir
- Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a annoncé de nouvelles sanctions ce 9 juin 2026 contre des responsables de la colonisation et des violences en Cisjordanie.
- L’interdiction de territoire concerne le ministre israélien des Finances, Bezalel Smotrich, ainsi que quatre responsables d’organisations de colons et 21 colons violents.
- Ces sanctions s’inscrivent dans un contexte d’intensification des tensions en Cisjordanie occupée.
- Les autorités françaises justifient ces mesures par la volonté de sanctionner les acteurs contribuant à l’escalade des violences.
Des sanctions ciblées contre les responsables de l’escalade des violences
La décision française vise à sanctionner directement les acteurs perçus comme aggravant la situation en Cisjordanie. Bezalel Smotrich, figure centrale de la politique israélienne de colonisation, est ainsi interdit de séjour en France. Cette mesure s’accompagne de sanctions contre des responsables d’organisations de colons et des colons eux-mêmes, impliqués dans des actes de violence. Selon RFI, ces sanctions reflètent une volonté de la France de prendre position contre l’expansion des colonies et les violences qui en découlent.
Ces nouvelles mesures s’ajoutent à une série de décisions européennes et internationales cherchant à freiner l’extension des colonies israéliennes en territoire palestinien occupé. La France, qui a toujours été critique envers la politique de colonisation, renforce ainsi sa position diplomatique.
Un contexte de tensions persistantes en Cisjordanie
La Cisjordanie, occupée par Israël depuis 1967, reste un foyer de tensions récurrentes. Les violences impliquant des colons israéliens et des Palestiniens se multiplient, souvent dans un climat d’impunité pour les auteurs des exactions. Les organisations de défense des droits humains dénoncent régulièrement les expropriations de terres palestiniennes et les agressions perpétrées par des colons, souvent protégés par l’armée israélienne. Ces dernières années, la situation s’est encore dégradée, avec une augmentation des raids militaires israéliens et des attaques de colons contre des villages palestiniens.
Dans ce contexte, la France a décidé d’agir en sanctionnant des personnalités et des groupes spécifiques. L’objectif affiché est de décourager les comportements violents et de soutenir une solution à deux États, tout en condamnant les actions unilatérales jugées contraires au droit international.
Quoi qu’il en soit, ces sanctions marquent une étape supplémentaire dans la position française sur le conflit israélo-palestinien, alors que les négociations de paix restent au point mort depuis plusieurs années.
L’interdiction de territoire signifie que Bezalel Smotrich ne pourra plus se rendre en France, ni dans l’espace Schengen, pour une durée indéterminée. Cette mesure pourrait également avoir un impact sur ses déplacements internationaux, selon les accords bilatéraux en vigueur.