Selon FranceInfo - Politique, Edwige Diaz, vice-présidente du RN, a déclaré que Gabriel Attal, alors Premier ministre, avait ôté 50 millions d'euros sur le budget de la Sécurité civile en France pour les donner à la Protection civile en Tunisie. Cependant, cela s'avère être faux. La France n'a jamais donné cette somme à la Tunisie. Il s'agit en réalité d'un prêt de l'Agence française de Développement (AFD) dans le cadre d'un accord de financement signé en septembre 2024 entre la Tunisie et la France.

Ce qu'il faut retenir

  • La France n'a pas donné 50 millions d'euros à la Protection civile en Tunisie.
  • Il s'agit d'un prêt de l'Agence française de Développement (AFD) pour aider la Tunisie à moderniser son dispositif de secours.
  • Le prêt est destiné à financer des projets autour de l'égalité femmes-hommes, la santé, l'éducation, le climat ou encore la biodiversité.

Les faits

Gabriel Attal, alors Premier ministre, a bien signé un décret annulant des crédits à hauteur de 53 millions d'euros destinés à l'acquisition de deux Canadair. Cependant, la France n'a jamais donné 50 millions d'euros pour la Sécurité civile tunisienne. L'Agence française de Développement est une banque qui finance des projets, essentiellement à l'étranger, dans plus de 160 pays et dans les territoires d'Outre-mer.

Les fonds du prêt sont issus à 100% d'emprunts auprès d'investisseurs privés et de fonds de banques centrales. L'État français participe, comme un apport, pour faire baisser le taux d'intérêt. Les contribuables français payent pour les pompiers en Tunisie à hauteur de 500 000 euros par an, soit cinq millions d'euros sur vingt ans, la durée du prêt.

Les retombées concrètes

L'expertise française est extrêmement reconnue, selon l'AFD, qui souligne « un retour sur investissement important ». Entre 2020 et 2024, 64% des financements de l'AFD en Tunisie ont été décrochés par des entreprises françaises dans le cadre d'appels d'offres. Par ailleurs, ce ne sont pas des investissements à perte. La Tunisie sera amenée à rembourser son prêt et, selon les informations de FranceInfo, le taux de ce prêt de l'AFD est d'environ 3%.

Les retombées sont aussi concrètes sur le plan humain. Améliorer le dispositif des secours en Tunisie revient aussi à renforcer la sécurité des Français, qui sont un million à y voyager chaque année, selon le dernier bilan de l'Office national du tourisme. Enfin, dans le cadre de la charte de solidarité des sapeurs-pompiers à une échelle internationale, si un jour un tremblement de terre devait survenir en France, l'unité spéciale des pompiers en Tunisie pourrait alors venir en renfort.

Et maintenant ?

La Tunisie devra rembourser son prêt à la France, avec un taux d'intérêt d'environ 3%. Les contribuables français continueront à payer pour les pompiers en Tunisie, à hauteur de 500 000 euros par an, pendant vingt ans. Il est important de surveiller les prochaines étapes de ce prêt et les conséquences possibles pour les deux pays.

En conclusion, il est important de noter que la France n'a pas donné 50 millions d'euros à la Protection civile en Tunisie, mais a plutôt accordé un prêt à la Tunisie pour aider à moderniser son dispositif de secours. Il est crucial de suivre les développements futurs de ce prêt et de ses implications pour les relations entre la France et la Tunisie.