L'administration de Donald Trump a annoncé lundi la suspension d'un projet de sécurisation de la frontière avec le Mexique dans un parc national du Texas, très critiqué par des habitants et des élus locaux, selon Le Figaro.
Le ministère américain de la Sécurité intérieure (DHS) prévoyait d'installer des barrières, des dispositifs d'éclairage et des technologies de détection au sein du parc national Big Bend, réputé pour ses paysages spectaculaires et la richesse de sa biodiversité.
Ce qu'il faut retenir
- Le projet de sécurisation de la frontière prévoyait l'installation de barrières et de dispositifs de détection dans le parc national Big Bend.
- Le coût du projet était estimé à 1,7 milliard de dollars.
- Les habitants et les élus locaux ont critiqué le projet, estimant qu'il nuirait à l'environnement et à la beauté naturelle du parc.
Le contexte du projet
Pour autoriser le projet, le gouvernement avait levé les contraintes imposées par des dizaines de lois environnementales. Ce plan s'inscrit dans la volonté de Donald Trump de construire un mur à la frontière mexicaine afin de lutter contre l'immigration clandestine.
Selon les données de la police aux frontières, seules 9624 interpellations de migrants ont été recensées entre janvier 2024 et juillet 2026 dans le secteur de Big Bend.
Les réactions des habitants et des élus locaux
Cinq shérifs ont également écrit aux autorités estimant que des technologies de surveillance seraient mieux adaptées sur ce terrain escarpé. «Comme vous pouvez le voir derrière moi, c'est l'un des endroits les plus inhospitaliers des États-Unis», a affirmé à l'AFP Jake Knight, de l'organisation de défense Big Bend Protection Alliance.
«Il est littéralement impossible de traverser, que ce soit à pied ou en véhicule, depuis l'autre côté (le Mexique) jusqu'ici», a-t-il ajouté.
La suspension du projet
«La nuit dernière, j'ai ordonné la suspension de tous les travaux de construction dans ce parc jusqu'à ce que je puisse m'y rendre et procéder à une évaluation personnelle», a déclaré lundi Rodney Scott, qui dirige la police aux frontières américaine (CBP), dans une vidéo sur X.
Le Center for Biological Diversity a porté plainte contre le gouvernement afin de bloquer le projet. «Je n'ai jamais vu des habitants aussi indignés et aussi soudés autour d'un même combat», a expliqué à l'AFP Laiken Jordahl, membre de cette association environnementale, qui salue la suspension tout en refusant d'y voir encore une «victoire».