Ce qu'il faut retenir

  • Les impôts de production diminuent légèrement en Europe, passant de 2,4% à 2,2% du PIB.
  • La France recule de 3,8% à 3,6%, mais reste l'un des pays les plus taxés d'Europe.
  • La Suède est le seul pays à taxer plus que la France en matière d'impôts de production.
  • Les impôts de production financent des dépenses publiques dynamiques, mais leur poids est disproportionné par rapport aux autres pays européens.
  • La France a promis de réduire les impôts de production, mais les efforts engagés sont insuffisants.

La baisse des impôts de production est-elle un signal encourageant ?

Selon BFM Business, les impôts de production diminuent légèrement en Europe, passant de 2,4% à 2,2% du PIB. En France, ils reculent de 3,8% à 3,6%. C'est un signal important, car ces impôts comptent parmi les plus pénalisants pour les entreprises.

Les impôts de production frappent l'activité indépendamment de la rentabilité, avant même le premier euro de bénéfice. Ils pèsent sur les marges, fragilisent les entreprises en période de ralentissement et freinent la croissance des plus petites structures.

La persistance de la singularité française

La France reste l'un des pays les plus taxés d'Europe en matière d'impôts de production. Elle se situe au deuxième rang, derrière la Suède, dont le modèle repose largement sur ce type de prélèvements pour financer la protection sociale.

Le poids des impôts de production en France représente près de trois fois la médiane européenne. En valeur absolue, il atteint 104 milliards d'euros, contre environ 60 milliards en Italie, pourtant comparable en niveau de vie.

Les efforts engagés sont-ils insuffisants ?

La France a promis de réduire les impôts de production, mais les efforts engagés sont insuffisants. La baisse de la CVAE en est l'illustration la plus visible, mais d'autres prélèvements ont augmenté, comme la fiscalité locale, les taxes sur la masse salariale et les contributions destinées à financer les retraites.

Le système français est structuré de manière à favoriser les prélèvements fiscaux. Les impôts de production y sont particulièrement nombreux et souvent peu lisibles, ce qui contribue à un niveau global de prélèvements plus élevé que chez nos principaux partenaires.

Et maintenant ?

La France devrait poursuivre ses efforts pour réduire les impôts de production et améliorer la lisibilité du système fiscal. Les entreprises attendent toujours la suppression progressive de la CVAE, régulièrement annoncée puis reportée.

Les impôts de production qui frappent l'activité indépendamment de la rentabilité, avant même le premier euro de bénéfice.

La France doit continuer à travailler pour améliorer la compétitivité de son économie et réduire la pression fiscale sur les entreprises.