Eric Zemmour se positionne en faveur de l'initiative de Laurent Wauquiez et de David Lisnard visant à organiser une primaire de la droite pour les élections présidentielles de 2027. Malgré ses réticences initiales envers ce processus, le président de Reconquête a évolué sur la question. Invité sur BFM Politique ce dimanche 5 avril, il a exprimé son soutien à l'idée de sélectionner un candidat unique à droite pour l'échéance de 2027.
Ce qu'il faut retenir
- Eric Zemmour approuve l'organisation d'une primaire de droite pour les présidentielles de 2027
- Il distingue deux types de primaires possibles, dont une sans le centre
- Zemmour est ouvert à la participation d'Edouard Philippe mais exclut Gabriel Attal
- Le Rassemblement national refuse de s'engager dans cette démarche
Une primaire sans le centre, une proposition soutenue par Zemmour
Eric Zemmour a évoqué deux scénarios de primaires envisageables. Il a salué l'initiative de David Lisnard et de Laurent Wauquiez pour une primaire de droite, excluant la présence du centre. Le président de Reconquête s'est montré prêt à participer à ce processus de sélection.
Position sur les potentiels candidats
Concernant les potentiels candidats, Zemmour estime qu'Edouard Philippe, représentant du centre-droit, pourrait légitimement s'inscrire dans cette primaire. En revanche, il rejette la participation de Gabriel Attal, issu du Parti socialiste. Il souligne ainsi une distinction claire entre les divers courants politiques.
Réactions et divergences
Si Edouard Philippe a discuté de cette idée de primaire avec Laurent Wauquiez, il a pour l'instant préféré rester en retrait pour capitaliser sur sa popularité. De son côté, le Rassemblement national a décliné l'invitation à cette primaire, marquant ainsi une rupture par rapport à une potentielle union de la droite.
Eric Zemmour réitère sa confiance en ses chances pour accéder au second tour de la présidentielle, mettant en doute les sondages actuels. Il souligne que la dynamique politique actuelle complexifie les pronostics, mettant en lumière une potentielle évolution du paysage électoral.
Contestation des sondages et perspectives
En contestation des sondages favorables à Edouard Philippe, Zemmour remet en cause la prévisibilité des résultats électoraux. Il affirme que les enquêtes surestiment souvent les chances du Rassemblement national et que la tripartition du paysage politique a modifié la donne électorale.
Eric Zemmour souligne que les primaires ne garantissent pas le soutien des perdants au vainqueur, citant des exemples passés pour illustrer ce phénomène.
Eric Zemmour exclut la participation de Gabriel Attal, considérant son passé politique au Parti socialiste incompatible avec la démarche de la primaire de droite.
