Le 10 mars 2026, selon nos confrères de Le Monde, une enquête menée par l'ONG américaine Environmental Investigation Agency (EIA) et son homologue locale PremiCongo a révélé que la mine de cobalt et cuivre de Tenke Fungurume, en République démocratique du Congo (RDC), pourrait être à l'origine d'une épidémie de maladies respiratoires. Cette mine, qui est l'une des plus importantes productrices de cobalt au monde, a vu sa production multipliée par deux avec la construction d'une nouvelle usine en 2023.

Cette augmentation de la production a été suivie d'un afflux de personnes se plaignant de graves difficultés respiratoires, de saignement de nez et de toux sanglantes dans les centres de santé de la ville de Fungurume. Des femmes ont également rapporté une multiplication des fausses couches. Ces symptômes étaient inconnus dans la localité jusqu'à ce que la production de la mine soit accrue.

Ce qu'il faut retenir

  • La mine de Tenke Fungurume est le premier producteur mondial de cobalt.
  • L'extraction et le traitement du cobalt pourraient entraîner des rejets de dioxyde de soufre (SO2) au-delà des seuils limites fixés par l'Organisation mondiale de la santé.
  • Les habitants de Fungurume ont commencé à présenter des symptômes de maladies respiratoires après l'augmentation de la production de la mine en 2023.

Les conséquences de l'extraction du cobalt

Les experts en toxicologie sollicités par les ONG ont réalisé des relevés qui montrent que les rejets de dioxyde de soufre (SO2) dépassent les seuils limites fixés par l'Organisation mondiale de la santé. Le cobalt est un métal essentiel pour la fabrication des batteries lithium-ion qui équipent les véhicules électriques, mais son extraction et son traitement peuvent avoir des conséquences néfastes pour la santé humaine et l'environnement.

La situation à Fungurume est préoccupante, car les habitants de la ville sont directement exposés aux rejets de la mine. Les autorités locales et les entreprises impliquées dans l'exploitation de la mine doivent prendre des mesures pour réduire les émissions de dioxyde de soufre et protéger la santé des populations.

Les réactions attendues

Les résultats de l'enquête menée par les ONG EIA et PremiCongo doivent être pris en compte par les autorités compétentes pour prendre des mesures correctives. Il est essentiel que les entreprises impliquées dans l'exploitation de la mine de Tenke Fungurume prennent des mesures pour réduire les émissions de dioxyde de soufre et améliorer les conditions de travail et de vie des habitants de Fungurume.

Et maintenant ?

Les prochaines semaines et mois seront cruciaux pour déterminer les mesures qui seront prises pour résoudre cette crise sanitaire et environnementale. Les autorités locales, les entreprises impliquées et les organisations internationales doivent travailler ensemble pour trouver des solutions qui protègent à la fois la santé des populations et l'environnement.

Il est à espérer que les résultats de l'enquête serviront de base pour des actions concrètes et que les parties prenantes prendront leurs responsabilités pour éviter que de telles situations ne se reproduisent à l'avenir. La date du 10 mars 2026 marque un point de départ important pour la prise de conscience et l'action face aux conséquences de l'extraction du cobalt à Tenke Fungurume.

En conclusion, la situation à Fungurume est un rappel important des défis que pose la transition énergétique et de la nécessité de prendre en compte les impacts sanitaires et environnementaux de l'extraction des ressources naturelles.