La ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, a réagi mardi 18 août aux propos tenus par Manuel Bompard, coordinateur de La France insoumise, qui l'avait invitée à participer aux universités d'été de son mouvement, selon Franceinfo - Politique. Cette invitation faisait suite à des déclarations de Monique Barbut dans Libération dimanche, où elle jugeait l'action de Jean-Luc Mélenchon, candidat LFI à l'élection présidentielle, en des termes plutôt favorables, notamment en ce qui concerne l'intégration de la question du climat dans ses propositions économiques et sociales.
Ce qu'il faut retenir
- Monique Barbut a déclaré qu'elle n'avait pas « encensé » le programme de Jean-Luc Mélenchon.
- Elle a refusé l'invitation à participer aux universités d'été de La France insoumise.
- La ministre a souligné qu'elle savait faire la différence entre une méthode, des propositions et une philosophie politique.
Le contexte de la polémique
Les propos de Monique Barbut dans Libération avaient suscité des réactions au sein de son camp politique, certains estimant qu'elle se rapprochait trop des positions de La France insoumise. Annie Genevard, ministre de l'Agriculture, a pris ses distances avec sa collègue, tout en reconnaissant bien travailler avec elle. Arnaud Péricard, maire de Saint-Germain-en-Laye et proche d'Edouard Philippe, a quant à lui critiqué ouvertement Monique Barbut sur les réseaux sociaux.
La position de Monique Barbut
Monique Barbut a réagi à ces critiques en expliquant qu'elle n'avait pas changé de position et qu'elle restait attachée à son rôle de ministre de la Transition écologique. Elle a également rappelé qu'elle avait présenté sa démission en juillet dernier pour protester contre une mesure controversée sur les pesticides, mais que le Président Emmanuel Macron lui avait demandé de rester en fonction pour faire face à l'urgence climatique.
La situation de Monique Barbut au sein du gouvernement reste à suivre de près, notamment après son annonce de rester en fonction malgré les critiques. Les réactions de ses collègues et de l'opposition seront à surveiller dans les prochaines semaines.