D'après Futura Sciences, la Nasa a rendu publique le 31 août 2026 une collection inédite de 16 images de galaxies, révélant des phénomènes cosmiques jusqu’alors méconnus. Ces clichés, capturés principalement par l’observatoire spatial Chandra dans le domaine des rayons X, sont combinés à des données issues d’autres instruments comme le télescope James-Webb, Hubble, Ixpe, Swift ou encore NuSTAR. L’objectif ? Offrir une vision complète et inédite de l’activité galactique, des collisions stellaires aux trous noirs supermassifs en pleine croissance.
Ce qu'il faut retenir
- Une galerie de 16 images de galaxies a été publiée par la Nasa le 31 août 2026, combinant des données des télescopes Chandra, Hubble, James-Webb et d’autres instruments.
- Ces images révèlent des phénomènes comme les trous noirs en croissance, les collisions galactiques et les supervents de gaz à des millions de degrés.
- Les galaxies spirales barrées, comme NGC 1672, montrent comment le gaz est canalisé vers leur noyau, alimentant la formation d’étoiles et les trous noirs centraux.
- Des systèmes comme II Zw 096 illustrent des fusions galactiques intenses, où la poussière et les étoiles se mélangent à un rythme effréné.
- Les rayons X, essentiels pour étudier les galaxies, révèlent des informations uniques sur les phénomènes les plus chauds et énergétiques de l’Univers.
Des galaxies aux caractéristiques uniques, révélées par Chandra et ses partenaires
Cette initiative de la Nasa s’inscrit dans le cadre d’un programme d’observation visant à cartographier l’activité galactique sous différents spectres lumineux. Chandra, spécialisé dans les rayons X, a capturé des images de galaxies présentant des trous noirs en pleine expansion, des bras spiraux anormaux ou encore des halos de gaz surchauffés. Ces données sont ensuite superposées à des images en lumière visible (Hubble), infrarouge (James-Webb) ou autres, pour offrir une vue à 360° de ces objets célestes.
Parmi les galaxies mises en avant, NGC 1672, une spirale barrée, se distingue par sa barre centrale qui canalise le gaz vers son noyau, favorisant la formation d’étoiles et l’alimentation de son trou noir supermassif. Comme l’explique la Nasa, cette galaxie offre un modèle pour comprendre le fonctionnement de la Voie lactée, elle aussi une spirale barrée. « En étudiant ces galaxies, on peut mieux cerner comment le gaz de notre propre galaxie alimente son trou noir central », précise l’agence spatiale.
Des phénomènes cosmiques extrêmes : collisions, trous noirs et sursauts stellaires
La collection dévoile également des galaxies en pleine transformation, comme Arp 143, où une collision frontale a créé une structure annulaire en expansion et déclenché une vague de formation d’étoiles. D’autres galaxies, telles que NGC 4725, révèlent comment une ancienne collision avec une autre galaxie peut amorcer de nouvelles phases de création stellaire. « Ces images montrent à quel point les interactions entre galaxies façonnent l’évolution de l’Univers », souligne un expert cité par Futura Sciences.
Les trous noirs supermassifs jouent un rôle central dans cette dynamique. Par exemple, M106 met en lumière comment les jets de particules émis par ces monstres cosmiques chauffent le gaz environnant, créant des bras spiraux « anormaux » riches en étoiles. Centaurus A, quant à elle, présente un jet de particules s’étendant sur des dizaines de milliers d’années-lumière, témoignant de l’énergie colossale libérée par son trou noir central. « Ces phénomènes illustrent l’impact des trous noirs sur leur environnement galactique », explique un astronome.
Des galaxies irrégulières et des fusions chaotiques : des laboratoires pour comprendre l’Univers primordial
La galerie inclut aussi des galaxies irrégulières, comme II Zw 096, un système en fusion enveloppé de poussière où les étoiles se forment à un rythme effréné. Les données de Chandra révèlent une activité intense liée à des trous noirs, tandis que Hubble et James-Webb dévoilent des pépinières d’étoiles cachées derrière des nuages de poussière. Ces observations sont précieuses pour les astronomes, car elles rappellent les conditions qui régnaient dans l’Univers primordial.
D’autres galaxies, comme NGC 660, présentent des caractéristiques rares, comme un anneau d’étoiles orbitant autour de ses pôles. Messier 90, quant à elle, traverse l’amas de la Vierge, perdant son gaz propice à la formation d’étoiles sous l’effet des forces gravitationnelles de son environnement. « Chaque galaxie de cette collection offre un morceau du puzzle cosmique », résume un chercheur.
Pour les passionnés d’astronomie, cette galerie est accessible en ligne sur le site de la Nasa, où chaque image est accompagnée de commentaires détaillés. Une occasion unique d’explorer les mystères de l’Univers à travers des clichés à couper le souffle.
Chandra, spécialisé dans les rayons X, détecte les phénomènes les plus chauds et énergétiques, comme les trous noirs ou les gaz surchauffés. Ses données sont ensuite superposées à celles de James-Webb (infrarouge), Hubble (lumière visible) ou d’autres télescopes pour offrir une vue complète et en fausses couleurs des galaxies. Cette combinaison permet aux astronomes de croiser les informations et d’obtenir une image à 360° de ces objets célestes.