La noix de cajou est devenue un ingrédient incontournable à l’heure de l’apéritif en France, avec une consommation en constante augmentation. Selon Franceinfo - Santé, les importations de noix de cajou ont augmenté de près de 10% ces cinq dernières années, et la Côte d’Ivoire est le premier fournisseur de la France, à 4 500 km plus au sud.
Ce qu'il faut retenir
- La Côte d’Ivoire produit environ 40% de la production mondiale de noix de cajou.
- La production ivoirienne a doublé en 10 ans.
- Les usines de transformation de noix de cajou se multiplient en Côte d’Ivoire, avec une trentaine d’usines aujourd’hui.
- La Côte d’Ivoire transforme localement 30% de sa production, et l’objectif est d’atteindre les 50% d’ici 2030.
- L’Afrique de l’Ouest produit aujourd’hui trois millions de tonnes de noix de cajou par an, pour des revenus qui dépassent désormais un milliard et demi d’euros chaque année.
La filière de la noix de cajou en Côte d’Ivoire
En Côte d’Ivoire, la filière de la noix de cajou est une source importante de revenus pour de nombreuses familles. Les femmes, comme Ami, gagnent environ cinq euros par jour pour ramasser les noix de cajou. Les producteurs, comme Bamba Adama, peuvent récolter 40 kilos par jour, ce qui leur rapporte plusieurs milliers d’euros par an.
Les usines de transformation, comme celle de Cilagri-Cajou, emploient une cinquantaine de trieuses et transforment les noix de cajou en un produit de haute qualité pour le marché européen. La directrice générale, Cynthia Niamoutié, a quitté son emploi dans l’automobile pour investir dans l’usine, et elle estime que la Côte d’Ivoire peut devenir le premier transformateur mondial de noix de cajou.
Les conséquences environnementales
Cependant, la hausse rapide de la production de noix de cajou n’est pas sans conséquence pour l’environnement. Les ONG pointent du doigt les dangers pour l’environnement, car des arbres sont abattus et des zones déboisées pour étendre les plantations. Arnaud Koffi, de Green Forests Africa, souligne que le déboisement est saisissant et que cela peut avoir des conséquences graves pour la biodiversité.
Il est donc important de trouver un équilibre entre la production de noix de cajou et la protection de l’environnement. La Côte d’Ivoire doit prendre des mesures pour réglementer la production et protéger les forêts, tout en continuant à développer son économie.
En conclusion, la noix de cajou est une manne économique florissante pour la Côte d’Ivoire, mais elle doit être produite de manière responsable pour éviter les conséquences environnementales négatives. Il est essentiel de trouver un équilibre entre la production et la protection de l’environnement pour assurer un avenir durable pour la filière et pour la planète.