Depuis ce jeudi 9 juillet 2026, La Poste Mobile commercialise un forfait incluant un service de protection contre le cyberharcèlement, destiné aux adolescents et jeunes adultes actifs sur les plateformes comme Snapchat ou TikTok. Baptisé SafeBear, ce dispositif est intégré sans surcoût au forfait « 250 Go » proposé à 13,99 euros par mois, selon Frandroid.
Ce qu'il faut retenir
- Un forfait mobile à 13,99 €/mois incluant 250 Go de données, disponible chez La Poste Mobile.
- Inclusion gratuite de SafeBear, un service de protection contre le cyberharcèlement sur les réseaux sociaux.
- Cible principale : les adolescents et jeunes adultes utilisant Snapchat ou TikTok.
- SafeBear agit en temps réel pour détecter et alerter en cas de messages ou comportements à risque.
- Le service est proposé sans abonnement supplémentaire, contrairement à d'autres solutions du marché.
Un outil dédié à la sécurité des jeunes sur les réseaux sociaux
Avec l’essor des plateformes sociales comme Snapchat ou TikTok, les risques de cyberharcèlement ont augmenté ces dernières années, touchant particulièrement les adolescents. Face à ce constat, La Poste Mobile mise sur une solution intégrée directement dans son offre mobile. Le forfait « 250 Go », lancé à 13,99 € mensuels, inclut désormais SafeBear, un service conçu pour surveiller et protéger les utilisateurs contre les messages ou comportements malveillants en ligne.
Selon les informations rapportées par Frandroid, ce dispositif fonctionne en analysant les conversations et les interactions sur les applications ciblées. Lorsqu’un contenu potentiellement dangereux est détecté — qu’il s’agisse d’insultes, de menaces ou de pressions —, SafeBear envoie une alerte à l’utilisateur concerné ainsi qu’à ses responsables légaux, le cas échéant. L’objectif est d’intervenir rapidement pour limiter les risques de dérive.
Une solution sans surcoût, une première sur le marché ?
Contrairement à d’autres offres du secteur qui proposent des modules de protection contre le cyberharcèlement en option payante, La Poste Mobile intègre SafeBear dans son forfait de base. Cette approche vise à démocratiser l’accès à ce type de service, souvent réservé aux familles les plus aisées. « Nous avons voulu lever les freins financiers pour que chaque parent puisse protéger son enfant sans contrainte budgétaire supplémentaire », a indiqué un porte-parole de La Poste Mobile à Frandroid.
Le forfait « 250 Go » reste accessible à 13,99 € par mois, avec engagement possible de 12 ou 24 mois. Pour les utilisateurs déjà clients, une migration vers cette nouvelle offre est envisageable sous conditions, précise l’opérateur. SafeBear est compatible avec les smartphones fonctionnant sous Android ou iOS, les deux systèmes dominants du marché.
Comment fonctionne SafeBear ?
Le service SafeBear s’appuie sur des algorithmes d’analyse de texte pour identifier des mots-clés, des schémas de langage ou des comportements suspects dans les échanges sur Snapchat ou TikTok. Lorsqu’un message est jugé problématique, le système génère une notification à l’utilisateur, accompagnée de conseils pour réagir. Dans les cas les plus graves, une alerte est envoyée aux parents ou tuteurs légaux, si ces derniers ont été désignés comme contacts d’urgence.
« L’idée n’est pas de surveiller à outrance, mais d’accompagner les jeunes dans leur utilisation des réseaux sociaux », a souligné un expert en cybersécurité cité par Frandroid. Le service permet également de bloquer temporairement un contact en cas de harcèlement avéré, tout en conservant les preuves numériques pour d’éventuelles démarches juridiques.
Dans un contexte où les signalements de cyberharcèlement ont augmenté de 30 % entre 2023 et 2025 selon les chiffres du ministère de l’Éducation nationale, cette offre pourrait répondre à un besoin croissant de sécurisation en ligne pour les mineurs. Reste à savoir si d’autres opérateurs suivront cette voie ou si SafeBear restera une exclusivité de La Poste Mobile.
Oui, SafeBear fonctionne sur les smartphones sous Android et iOS, les deux systèmes d’exploitation les plus répandus. Aucune compatibilité spécifique avec un modèle ou une marque n’est requise pour utiliser le service.
Les alertes sont envoyées à la fois à l’utilisateur et, le cas échéant, aux responsables légaux désignés. Si un parent choisit de ne pas recevoir ces notifications, le service continuera à alerter l’adolescent concerné, mais les parents ne seront pas informés directement.