Le mois d'octobre est souvent considéré comme un mois de tous les dangers en Bourse, en raison des krachs survenus en 1929 et 1987. Selon BFM Bourse, cette réputation est peut-être un peu exagérée. En effet, les données historiques montrent que le mois d'octobre n'est pas nécessairement le plus dangereux pour les marchés financiers.

Le CAC 40 a perdu plus de 4% en septembre, tandis que le S&P 500 à Wall Street a reculé de 0,5%. Les marchés ont été affectés par la remontée du pétrole et des taux obligataires, ainsi que par les doutes sur l'essor de l'intelligence artificielle et le risque politique et budgétaire en France.

Ce qu'il faut retenir

  • Le mois d'octobre a une réputation de période dangereuse pour la Bourse en raison des krachs survenus en 1929 et 1987.
  • Les données historiques montrent que le mois d'octobre n'est pas nécessairement le plus dangereux pour les marchés financiers.
  • Le CAC 40 a perdu plus de 4% en septembre, tandis que le S&P 500 à Wall Street a reculé de 0,5%.

Les krachs historiques

En 1907, une panique bancaire a gagné les États-Unis, entraînant une chute du marché boursier américain de près de 50% en un an. En 1929, le krach boursier a entraîné la fermeture de près de 9 000 banques entre 1929 et 1933. Le 19 octobre 1987, le fameux « Black Monday » a secoué Wall Street, avec une perte de 508 points pour le Dow Jones, soit 22,6%.

Ces événements ont contribué à la réputation du mois d'octobre comme période dangereuse pour la Bourse. Cependant, les données statistiques montrent que le mois d'octobre n'est pas nécessairement le plus dangereux. Selon John Plassard, de Cité Gestion, « l'october effect » repose sur l'idée que les grands accidents financiers ont une probabilité plus élevée de se produire en octobre, ce qui pousserait les investisseurs à alléger leurs positions ou à renforcer leurs protections pendant ce mois.

Les données statistiques

Les données de CFRA Research citées par Reuters montrent que le S&P 500 affiche une hausse moyenne de 0,9% depuis 1945, soit moins bien que décembre, avril, novembre, juillet, mars et janvier, mais mieux que mai, juin, août, février et septembre. Depuis 1927, octobre a été négatif 38 fois, soit un résultat comparable à juillet et très loin de l'image d'un mois systématiquement destructeur.

John Plassard observe que depuis 1950, octobre a constitué le meilleur mois, en termes de performances sur le S&P 500, pour une année d'élection de mi-mandat, comme c'est le cas avec 2026. La hausse moyenne approche 3% avec une performance positive dans trois cas sur quatre sur ce type de cycle.

La volatilité du mois d'octobre

Le mois d'octobre est également connu pour sa volatilité, avec des variations quotidiennes de plus de 1% historiquement plus fréquentes que pour n'importe quel autre mois de l'année. Cependant, John Plassard conclut que « l'october effect » est une légende utile pour rappeler que les marchés peuvent devenir plus nerveux, mais qu'il ne constitue pas un signal de vente.

Et maintenant ?

Les investisseurs doivent rester prudents et diversifier leurs portefeuilles pour minimiser les risques. Il est important de conserver ses placements tout au long d'un cycle de marché complet et de ne pas essayer de prédire les hauts et les bas. Comme le rappelle Capital Group, entre être investi un an et dix ans sur le S&P 500, le pourcentage de probabilité de retour positif sur une action passe de 74% à 94%.

Il est également important de rappeler que la logique reste toujours la même avec ces effets calendaires sur les marchés, qui s'apparentent davantage à des croyances qu'à autre chose. S'y fier reste hasardeux et appliquer les conseils boursiers traditionnels, tels que l'investissement sur le long terme et la diversification du portefeuille, prévalent largement.

En conclusion, le mois d'octobre n'est pas nécessairement le plus dangereux pour les marchés financiers, malgré les krachs historiques qui se sont produits pendant ce mois. Les investisseurs doivent rester prudents et diversifier leurs portefeuilles pour minimiser les risques.