On pourrait presque entendre le glas sonner pour la réforme de l'audiovisuel public. Et pourtant, le combat n'est pas encore terminé. Du moins, pas officiellement.

La loi portée par Rachida Dati, ministre de la Culture, semble bel et bien au point mort. D'après nos confrères du Figaro, le texte n'est même pas prévu à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale ces prochains mois. Autant dire que les défenseurs de cette réforme maudite, comme ils l'appellent, commencent à perdre espoir.

Un quinquennat qui s'achève sans réforme ?

Difficile de croire que cette réforme, souhaitée par Emmanuel Macron, ne verra pas le jour avant la fin de son mandat. (Mais bon, on a vu pire en politique, non ?)

Pourtant, les signes avant-coureurs étaient là. Les débats houleux, les critiques acerbes, les blocages répétés... Résultat des courses : le texte est dans les limbes. Et le temps presse.

Le quinquennat touche à sa fin, et avec lui, les espoirs de voir cette réforme aboutir. On se demande si le président n'a pas sous-estimé la complexité du dossier. Ou peut-être a-t-il simplement mal calculé son timing ?

Une réforme qui divise

Il faut dire que cette réforme n'a jamais fait l'unanimité. Entre ceux qui y voient une modernisation nécessaire et ceux qui craignent une mainmise de l'État sur l'audiovisuel public, les clivages sont profonds.

Les opposants dénoncent une réforme qui menacerait l'indépendance des médias publics. Les partisans, eux, mettent en avant la nécessité de s'adapter à l'ère du numérique. Bref, un débat qui ne date pas d'hier.

Mais alors, que faire ? Laisser tomber ? Reporter sine die ? Ou tenter une dernière fois de faire passer le texte ?

Le moins qu'on puisse dire, c'est que la situation est délicate. Et les prochaines semaines s'annoncent cruciales.

Et maintenant ?

Si la réforme est bel et bien enterrée, quelles seront les conséquences ? Pour les médias publics, c'est une question cruciale. Sans réforme, comment vont-ils pouvoir évoluer ?

Et puis, côté politique, quelle lecture faire de cet échec ? Un manque de courage ? Une stratégie mal pensée ? Ou simplement les aléas de la vie parlementaire ?

Quoi qu'il en soit, une chose est sûre : cette réforme aura marqué le quinquennat Macron. Pour le meilleur ou pour le pire.

Reste à savoir si elle laissera des traces durables. Ou si elle sera vite oubliée, balayée par les prochaines échéances électorales.

FAQ

La réforme de l'audiovisuel public divise parce qu'elle touche à des questions sensibles : l'indépendance des médias, le rôle de l'État, la modernisation nécessaire. Bref, un cocktail explosif.

Difficile à dire avec certitude. Mais avec le temps qui presse et les blocages persistants, les chances semblent s'amenuiser de jour en jour.

Plusieurs pistes sont envisageables : des réformes partielles, des ajustements progressifs, ou même un abandon pur et simple. Tout dépendra des forces en présence et des priorités politiques.

Et vous, qu'en pensez-vous ? La réforme de l'audiovisuel public est-elle nécessaire ? Ou faut-il laisser les médias publics tels qu'ils sont ? Dites-le nous en commentaire !