La représentante des États-Unis Alexandria Ocasio-Cortez a récemment déclenché un débat aux États-Unis et au-delà, selon Courrier International. Lors d'une apparition sur la chaîne ABC, elle a déclaré que « Woke 1, c'était dingue », ce qui a été interprété comme une critique de l'ère « woke 1.0 », caractérisée par une culture de l'excès née de la poussée momentanée de mouvements comme #MeToo et Black Lives Matter.

Cette déclaration a alimenté un débat nourri, avec certains progressistes se livrant à une sorte d'autopsie de l'ère « woke 1.0 ». La chroniqueuse du Guardian, Nesrine Malik, appelle à ne pas « jeter le bébé avec l'eau du bain », rappelant que réformer les structures culturelles qui rendent possibles le racisme et le sexisme systémiques n'avait rien de « dingue ».

Ce qu'il faut retenir

  • Alexandria Ocasio-Cortez a déclaré que l'ère « woke 1.0 » était « dingue ».
  • Le débat sur la fin de l'ère « woke 1.0 » est en cours aux États-Unis et au-delà.
  • Les progressistes se livrent à une sorte d'autopsie de l'ère « woke 1.0 ».

Le contexte

La représentante Ocasio-Cortez a souligné que les débats complexes sur la race, le genre, la sexualité, la classe et le handicap sont entrés dans la fenêtre d'Overton, un concept qui renvoie aux idées jugées acceptables dans le débat public. Cependant, la mise en pratique de ces débats a posé problème, notamment en ce qui concerne la « vertu de façade », les mesures symboliques qui n'ont pas changé la vie des personnes subissant le racisme ou le sexisme.

Les méthodes parfois brutales utilisées sur les réseaux sociaux, telles que la dénonciation des discours tenus par d'autres, ont également été critiquées. Certains ont perdu leur emploi et leur réputation à cause d'accusations douteuses ou injustifiées.

Les réactions

À droite, on accuse Ocasio-Cortez de calcul et d'hypocrisie. Le Wall Street Journal pointe du doigt la « gueule de bois du 'wokisme 1.0' chez les démocrates ». Le magazine progressiste Mother Jones se demande si le message envoyé par Ocasio-Cortez à ceux qui l'ont élue et qui sont encore aux prises avec le combat de la fin des années 2010 et des décennies précédentes est clair.

D'autres, comme le Boston Globe, voient dans cette sortie un moment clarificateur pour le camp progressiste, et peut-être le commencement d'une phase « woke 2.0 », moins consacrée à faire la police dans les discours et les institutions culturelles et plus centrée sur la classe, les salaires, le coût de la vie, le logement et le pouvoir économique.

Et maintenant ?

Le débat sur la fin de l'ère « woke 1.0 » et le potentiel commencement d'une phase « woke 2.0 » est en cours. Les prochaines échéances, décisions attendues ou conséquences possibles restent à voir, mais il est clair que ce débat aura des implications importantes pour le camp progressiste et la société américaine dans son ensemble.

En conclusion, la déclaration d'Alexandria Ocasio-Cortez a déclenché un débat important sur la fin de l'ère « woke 1.0 » et le potentiel commencement d'une phase « woke 2.0 ». Les enjeux sont considérables, et il est essentiel de suivre ce débat de près pour comprendre les implications pour la société américaine et le monde entier.