À Laufenburg, dans le nord de la Suisse, un chantier d’envergure bat son plein depuis plusieurs mois. Journal du Geek révèle qu’une gigantesque batterie souterraine est en construction pour stocker l’électricité renouvelable produite sur le territoire. Avec une capacité annoncée de 2,1 gigawattheures (GWh), cette installation pourrait bien devenir la plus puissante batterie de type « redox » au monde.
Ce qu'il faut retenir
- Un projet de batterie souterraine en construction à Laufenburg, dans le nord de la Suisse, selon Journal du Geek.
- Capacité prévue : 2,1 GWh, ce qui en ferait la plus grande batterie redox au monde.
- Objectif : stocker l’électricité renouvelable pour éviter les coupures de courant et sécuriser l’approvisionnement électrique du pays.
- Cette technologie redox, encore rare à cette échelle, marque une avancée significative pour les réseaux électriques modernes.
Un projet stratégique pour l’avenir énergétique suisse
La Suisse mise de plus en plus sur les énergies renouvelables pour réduire sa dépendance aux importations d’électricité. À Laufenburg, dans le canton d’Argovie, les travaux de cette batterie souterraine illustrent cette volonté. Journal du Geek précise que l’installation, une fois achevée, permettra de stocker 2,1 GWh d’électricité, soit l’équivalent de la consommation quotidienne de plusieurs milliers de foyers.
Ce projet s’inscrit dans une stratégie plus large de stabilisation du réseau électrique helvétique. En période de forte production renouvelable, l’excédent d’électricité sera stocké dans cette batterie. Il pourra ensuite être redistribué en cas de pic de demande ou de baisse de production, limitant ainsi les risques de coupures.
La technologie redox, un pari technologique ambitieux
Contrairement aux batteries lithium-ion classiques, la batterie redox utilise un système à flux d’électrolytes liquides. Cette technologie, bien que moins répandue, offre plusieurs avantages : une durée de vie prolongée, une capacité de stockage supérieure et une meilleure résistance aux décharges profondes. Selon les experts, elle serait particulièrement adaptée aux grands projets de stockage d’énergie à long terme.
À Laufenburg, l’installation souterraine permettra de réduire l’impact visuel et environnemental, un atout non négligeable pour une région déjà bien équipée en infrastructures énergétiques. Les promoteurs du projet assurent que les risques de fuite ou de pollution seront minimisés grâce à des systèmes de confinement avancés.
Un calendrier de réalisation encore en discussion
Bien que les travaux aient déjà commencé, aucune date précise de mise en service n’a été officiellement communiquée. Journal du Geek souligne que les responsables du projet tablent sur une finalisation d’ici fin 2027, sous réserve des autorisations environnementales et techniques restantes. Le coût total de l’opération, estimé à plusieurs centaines de millions de francs suisses, reste également à préciser.
Les partenaires industriels et les autorités locales collaborent étroitement pour mener à bien ce chantier. Parmi eux, des entreprises spécialisées dans les infrastructures énergétiques et des acteurs publics locaux participent au financement et à la supervision des travaux. Une fois opérationnelle, cette batterie pourrait servir de modèle pour d’autres projets similaires en Europe.
En attendant, les regards se tournent vers Laufenburg, où se joue une partie de l’avenir énergétique de la Suisse.
Une batterie redox (ou batterie à flux redox) utilise deux électrolytes liquides stockés dans des réservoirs séparés, qui circulent à travers une membrane pour produire de l’électricité. Contrairement aux batteries lithium-ion, elle ne souffre pas de dégradation aussi rapide avec le temps et peut être rechargée en remplaçant simplement les électrolytes. Sa capacité de stockage est également plus facilement modulable.